Hautes-Terres veut démolir deux bâtiments inesthétiques et dangereux sur son territoire
Publié le 19 juillet 2024 à 17:03, modifié le 19 juillet 2024 à 17:03
Par: Alex Delcourt
La municipalité recevait plusieurs plaintes citoyennes pour supprimer ces bâtiments de la vue du public. Les Hautes-Terres peuvent démolir sans l’autorisation du propriétaire en vertu de la Loi sur la gouvernance locale.
La municipalité des Hautes-Terres compte bien faire le ménage des bâtiments victimes d’incendie qui modifie le paysage de la rue des Fondateurs à Paquetville et la route 365 à Tilly Roads.
« Pour la Ville, c’est extrêmement important. D’où on vit ici, à toutes les fois qu’on passe, c’est facile à voir. Un moment donné, ça se tolère parce qu’on ne sait pas. Les gens disent, il y avait tu des assurances, toutes sortes de questions qui se posent. Mais là, un moment donné, assurance pas assurance, ça fait longtemps que c’est là. Pourquoi c’est encore là. » – Denis Landry, maire de la municipalité des Hautes-Terres
Selon la Loi sur la gouvernance locale, nul ne doit tolérer qu’un bâtiment dont il est le propriétaire ou qu’il occupe ne devienne dangereux pour la sécurité du public du fait de son état. La Ville utilise donc ce règlement pour aller de l’avant. Un ingénieur en structure a confirmé la dangerosité de la maison sur la rue des Fondateurs.
« À partir de ce moment-là, nous on peut agir. Il faut aller voir un juge. Il va nous donner la permission selon la loi provinciale sur les lieux inesthétiques et dangereux. À partir de ce moment-là. On peut détruire la bâtisse. En d’autres mots, faire ce qui a à faire. Tout nivelé le terrain, mettre ça bien propre. » – Denis Landry, maire de la municipalité des Hautes-Terres
Pour l’ancien dépanneur sur la route 365, il y aurait un potentiel acheteur. Du moins, c’est la rumeur qui est arrivée aux oreilles du maire. Ce bâtiment nécessite une attention particulière, lui qui vendait de l’essence. Plusieurs embûches semblent se dresser devant un potentiel acheteur.
« Ça, il y a un gros montant d’argent qui est dû là-dessus au niveau des taxes et les arriérages. Il y a eu des pénalités probablement avec les arriérages. C’est ça qui est hésitant pour les personnes d’acheter ça. Il y a un gros coût de rattacher à ça. Il y a quand même une autre chose qui est importante, ce sont les réservoirs d’essence qui sont dans la terre. La personne qui va prendre ça est responsable de faire nettoyer. Donc, je te dirais que c’est quasiment comme du gambling. » – Denis Landry, maire de la municipalité des Hautes-Terres
Un coût total de 30 000 dollars serait prévu pour la déconstruction des deux bâtiments. Ce montant sera déboursé par la municipalité, puis remboursé par le gouvernement et la facture sera finalement transférée au futur propriétaire. Denis Landry espère que ces bâtiments seront de l’histoire ancienne avant Noël.