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Hausse du prix des aliments qui inquiète

Publié le 22 octobre 2021 à 15:34, modifié le 22 octobre 2021 à 15:34

Par: Gilles Duval

L’inflation annuelle au Canada a fait bondir le prix dans plusieurs secteurs au cours des derniers mois, dont celui des aliments et du panier d’épicerie. Les consommateurs seront davantage aux aguets face à leurs achats.

L’inflation annuelle établie à 4,4 % en septembre représente la hausse des prix la plus rapide en près de 19 ans. Elle n’est pas passée inaperçue à l’épicerie.

-«50 à 75 $ par semaine de plus ; on vient juste d’aller faire l’épicerie, ça n’a pas de sens».

-«On a remarqué oui, justement sur la viande, les produits laitiers».

-«Ça presque doublé ; l’an passé, on parlait de 600 $ par mois, là on parle plus de 1000 $ par mois».

Les consommateurs disent qu’ils n’auront d’autre choix que d’adapter leur façon de faire des achats.

-«Il faut couper à plusieurs places ; il y’a beaucoup de choses qu’on ne peut pas acheter».

-«On va vraiment vérifier les spéciaux …religieusement».

-«On écrit notre menu pour la semaine et on achète seulement ce qu’on a besoin pour la semaine».

Les restaurateurs doivent aussi composer avec ces majorations imprévues allant jusqu’à 50 % sur certains produits.

-«En ayant une franchise comme cela, nos menus sont élaborés longtemps d’avance ;  les menus sortent, c’est bon pour deux ans ; donc les prix sont là pour rester», a indiqué Luce Thériault, propriétaire du restaurant Pur & Simple d’Edmundston.

-«L’huile de friteuse, le bacon, les aliments pour les déjeuners ont monté à plein ; on a bien de la misère avec ça, on vire en dessous ; c’est sûr, il va falloir augmenter les prix un petit peu», a souligné Joël Ouellet, propriétaire de la Poisonnerie Ouellet.

Les consommateurs semblent comprendre cette réalité.

-«Ils sont conscients de l’augmentation partout ; je dirais que nous n’avons pas eu beaucoup de gens qui se sont plaints de cela ; c’est rassurant», a ajouté Luce Thériault.

Les analystes s’entendent pour dire que cette hausse ne devrait pas s’estomper dans les prochains mois.

-«De plus en plus les gens vont acheter les produits seulement s’ils sont en spéciaux», a dit Sylvain Charlebois, analyste agro-alimentaire de l’Université Dalhousie d’Halifax.

En raison de leur prix, certains aliments pourraient devenir des produits de luxe.

-«La pandémie nous a appris à cuisiner davantage ; on est mieux outiller pour considérer d’autres options à l’épicerie», a poursuivi l’analyste.

Un rapport sur les prix alimentaires canadiens de l’Université Dalhousie évaluait que le panier d’épicerie coûterait environ 700 $ de plus par année pour une famille.

-«Tous les consommateurs vont devoir composer avec une nouvelle réalité économique et financière à l’épicerie, ça c’est clair», a mentionné M. Charlebois.