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Hausse de 26,3 % des signalements retenus à la DPJ

Publié le 23 septembre 2020 à 18:39, modifié le 23 septembre 2020 à 18:48

Par: Louis-Philippe Arsenault

Le département de la protection de la jeunesse en Gaspésie et des Îles a connu une augmentation des signalements retenus de plus de 26% par rapport à l’an dernier. L’organisation se dit prête à relever tous les défis auxquels elle est confrontée.

733 signalements retenus à la DPJ ont été comptabilisés pour l’année 2019-2020 en Gaspésie comparativement à 583 pour  2018-2019. Une situation qui s’explique par une plus grande sensibilisation de la population croit la direction.  « On a eu beaucoup de drames aussi malheureusement qui ont apporté cette sensibilisation, les gens signalent davantage », indique  Michelle Frenette,  directrice par intérim à la Direction de la protection de la jeunesse de la Gaspésie et des Îles.

Si les abus physique et sexuel ont faiblement diminué, les problématiques de négligence et d’abus psychologique ont quant à eux augmenté. Bien que le confinement ait fait diminuer drastiquement le nombre de signalements et que la réouverture des écoles primaires en mai l’avait fait remonter, la rentrée en classe du secondaire il y a un mois n’a pas amené un lot de signalements additionnels. « Le nombre de signalements est demeuré relativement stable depuis le mois de juin depuis le début de l’école primaire », souligne Mme Frenette.

Au mois d’août, la protection de la jeunesse craignait de devoir gérer davantage de détresse psychologique avec la rentrée des jeunes du secondaire lié au contexte de la pandémie ce qui ne s’est pas avéré se réjouit la directrice par intérim. « L’histoire démontre que l’entrée de signalements se fait beaucoup sentir au mois d’octobre et novembre donc est-ce qu’au courant des prochaines semaines avec l’école qui est recommencé le nombre de signalements va augmenter ? C’est une hypothèse à vérifier, mais pour l’instant, c’est difficile à dire qu’on a eu une variation importante » ajoute la directrice par intérim.

La protection de la jeunesse se dit en meilleure posture qu’au printemps pour faire face à un nouveau confinement si la situation l’obligeait. « Ça va être de continuer à offrir des services et à les offrir sous différente forme pour soutenir les familles et les enfants, autant par Team, Zoom, visioconférence, faut être présent auprès des familles », affirme Mme Frenette.

Avec son slogan « Plus fort ensemble », la DPJ rappelle que tout le monde doit travailler ensemble pour la protection des enfants. « La pandémie a permis aussi de mettre un accent sur le besoin du filet social des écoles des CPE des organismes des parents des voisins des familles eux-mêmes », conclut-elle.