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Groupe Lebel : fermeture temporaire de l’usine de Biencourt

Publié le 12 décembre 2018 à 17:01, modifié le 12 décembre 2018 à 17:04

Par: Marie-Eve Cloutier

Le Groupe Lebel a annoncé cette semaine un arrêt de production à son usine de sciage de Biencourt, au Témiscouata. Quelques jours avant Noël, 29 personnes se retrouveront ainsi sans emploi.

« Je pense que les travailleurs comprennent la situation. Ils connaissent la philosophie d’entreprise du Groupe Lebel qui est d’opérer les usines et non de les fermer  », lance Gérald Baril, directeur au développement des affaires chez Groupe Lebel.

Le prix du bois a connu une baisse de plus de 40% depuis l’été. Avec un marché en décroissance du côté des États-Unis, l’usine de Biencourt doit une fois de plus fermer. Les employés seront mis à pied le 21 décembre.

« Les États-Unis sont notre principal marché,  le marché canadien étant un marché assez petit comparativement à nos voisins du Sud. Alors, lorsque la consommation là-bas diminue, ça a des répercussions majeures sur nos activités au Québec », ajoute le directeur.

Gérald Baril rappelle que, tout comme l’usine de Cap-Chat, en Gaspésie, certaines de ses installations sont moins performantes : « Ce sont des usines dont les coûts de fonctionnement sont plus élevés que la moyenne de l’ensemble de nos usines. Donc, lorsqu’on vit une situation comme actuellement, ce sont des usines plus vulnérables lorsque vient le temps de prendre une décision quant à la fermeture. »

Les employés temporairement mis à pieds seront placés sur des listes de rappel. Pas question de fermer l’usine, indique le directeur.

« Lorsque le groupe fait l’acquisition d’une usine, c’est pour l’opérer. C’est de cette façon qu’on voit les affaires. Que ce soit Cap-Chat, que ce soit Saint-Hilarion, que ce soit Saint-Pamphile, ou Sainte-Juste, ou Biencourt, ou Dégelis, ou Price, nos usines, on veut les voir en opération », insiste pour dire Gérald Baril.

Repenser le domaine du bois d’œuvre

Cette fermeture est une occasion de revoir le modèle d’affaire du secteur, selon l’économiste forestier Luc Bouthiller.

« Si on veut rester en affaire, il faut se préparer à un changement structurel. Le message, c’est qu’il ne faut pas se contenter à scier du bois et de vendre des ballots de bois à des entrepreneurs ou à des grossistes. Il faut songer à faire des alliances avec des constructeurs de composantes de maison, voire de maisons usinées », fait valoir le professeur titulaire au département de foresterie de l’Université Laval.

L’usine de Biencourt doit reprendre ses activités le printemps prochain.