Grand-Sault embarque dans la vague du bateau-dragon
Publié le 23 juin 2026 à 18:22, modifié le 23 juin 2026 à 18:22
Par: Nathanael Paul
Longtemps méconnu dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, le bateau-dragon connaît un engouement grandissant à Grand-Sault. Fondé il y a quatre ans, le club local est passé d’un petit groupe de passionnés à une trentaine de membres.
À l’origine du projet se trouve Kristina Martin, qui souhaitait offrir une nouvelle activité sportive aux adultes de la région. Après avoir découvert le bateau-dragon dans la région d’Ottawa, elle a décidé de lancer l’aventure sur le fleuve Saint-Jean.
« Je trouvais qu’il manquait quelque chose pour les adultes dans la région. Il n’y a pas beaucoup de sports l’été pour les adultes. Je m’ennuyais de ça alors j’ai décidé d’amener ça. On a tellement une belle rivière en plus, il faut en prendre avantage », explique-t-elle.
Le défi était toutefois de taille puisque pratiquement aucun des premiers membres n’avait déjà essayé ce sport. Les débuts ont été marqués par une importante période d’apprentissage.
« Les 20 premières minutes, je me suis vraiment demandé si j’étais capable de faire ça. À part Kristina, personne n’avait déjà fait ça. On est embarqué là-dedans sans vraiment savoir les techniques. Au début, le bateau secouait, le bateau faisait un peu n’importe quoi », raconte France Normandeau, l’une des membres de l’équipe.
Le travail d’équipe avant tout
Très populaire dans l’Ouest canadien, le bateau-dragon se pratique à bord d’une longue embarcation pouvant accueillir jusqu’à 22 personnes. Une équipe est généralement composée de 20 pagayeurs, d’un batteur à l’avant chargé de donner le rythme et d’un barreur à l’arrière qui dirige le bateau.
Si les courses peuvent sembler exigeantes à première vue, les adeptes soulignent que la réussite repose avant tout sur la synchronisation et le travail collectif.
« Quand tu vois des compétitions de ça, tu as l’impression que c’est très intense. C’est intense, mais il y a une technique derrière ça. Il faut que tu sois synchronisé avec le reste de l’équipe. Il faut vraiment un bon esprit d’équipe », souligne France Normandeau.
Un intérêt qui ne cesse de grandir
Aujourd’hui, les membres du club s’entraînent plusieurs fois par semaine sur le fleuve Saint-Jean. L’intérêt pour la discipline continue également de croître.
« Cette année, ça augmente toujours à chaque pratique. Il y a toujours des nouveaux qui viennent essayer. Ça peut sembler intimidant, c’est certain. Mais on accueille tout le monde, de tous les âges et de toutes les conditions physiques », affirme Kristina Martin.
Après avoir amorcé leur saison à Moncton il y a quelques semaines, les membres de l’équipe poursuivent leur préparation en vue d’une compétition qui aura lieu à Charlottetown au mois d’août.