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G7 : La surveillance s’étend jusqu’à Rivière-du-Loup

Publié le 5 juin 2018 à 19:00, modifié le 5 juin 2018 à 19:00

Par: Carl Vaillancourt

Camps de base militaire, surveillance aérienne, équipes de policiers sur le terrain; voilà un bref aperçu de l’énergie déployée pour assurer la sécurité sur la rive-sud du fleuve ces jours-ci.

À compter de jeudi matin vers 7h, aucun appareil ne pourra survoler une zone sécurisée d’un périmètre de 55 km autour de la Malbaie, ce qui inclut par le fait même la région du Rivière-du-Loup.

Du côté de l’aéroport de Rivière-du-Loup, même si le gestionnaire s’attend à ce que des avions des Forces Armées Canadiennes (FAC) viennent s’approvisionner en essence sur le site, le G7 devrait provoquer des pertes financières.

« C’est Affaires Mondiales Canada qui est en charge du sommet du G7 qui a une procédure effectivement, mais c’est comme toutes choses bureaucratiques-là, il va falloir que je soumette de la paperasse pour déterminer si y a eu des pertes ou non. Ils vont étudier ça puis éventuellement peut-être on va en récupérer un bout. Ce n’est pas idéal du tout de ce côté-là », a-t-il avoué.

2 camps de base militaires sur la rive-sud

Il n’y a pas que l’aéroport qui est aux aguets. Deux camps de base militaires qui servent avant tout de postes de surveillance aérienne ont été érigés dans les dernières semaines du côté de St-André-de-Kamouraska et St-Roch-des-Aulnaies. Des radars aériens y ont été installés pour s’assurer de la sécurité de la zone jusqu’au 11 juin.

En collaboration avec les autorités du Sommet, la North American Aerospace Defense Command (NORAD) a été également déployée afin de soutenir les opérations de sécurités dirigées par la GRC.

L’un des officiers des opérations médiatiques pour l’organisation, Marco Chouinard, a même avoué qu’il était préférable de garder les engins au sol durant le Sommet.

« Nous recommandons vivement à toute personne dans la région de Charlevoix qui possède et qui utilise un véhicule aérien sans pilote de ne pas s’en servir lorsque les restrictions de l’espace aérien seront en place», a-t-il écrit par courriel plus tôt mardi.

Des radars aériens y ont été installés pour s’assurer de la sécurité de la zone jusqu’au 11 juin.

De plus, chaque base militaire peut compter chacune sur la présence d’une douzaine de soldats canadiens et américains depuis le 1er juin. Toutefois, ces derniers ne sont pas appelés à dormir sur place.

Selon le maire de St-Roch-des-Aulnaies, André Simard, la municipalité a même contracté un bail locatif pour le terrain occupé par les Forces Armées Canadiennes.

Du côté de St-André-de-Kamouraska, c’est un propriétaire privé qui a cédé son terrain le temps d’une dizaine de jours à l’armée.

« On a fait un contrat en bonne et due forme pour la période du 1er au 11 juin avec le montant qu’il loue. Il est également possible qu’il puisse rester plus tard, ce qui sera calculé en prorata », a-t-il expliqué lors d’un entretien téléphonique.

Des commerçants rencontrés

Selon des informations obtenues par CIMT Nouvelles, plusieurs commerçants de la région de Rivière-du-Loup ont reçu la visite dans les derniers jours de membres de la GRC. L’exercice a été réalisé dans le but d’informer les commerçants et leurs employés des mesures à prendre si certains individus procédaient à des achats suspicieux.  C’est ce qu’a expliqué l’un des relationnistes de la Gendarmerie Royale du Canada pour le G7, Philippe Gravel.

L’un des membres de la direction du BMR Dynaco à Rivière-du-Loup, a confirmé la venue des enquêteurs du Groupe intégré de renseignements de la GRC.

« Ils ont donné l’exemple à mon supérieur d’un individu qui viendrait acheter une palette de clous sous le prétexte de pouvoir faire des bombes artisanales », a-t-il expliqué à CIMT Nouvelles.

D’ici dimanche, la surveillance sera accrue sur l’ensemble du rayon qui borde la région de Charlevoix.