Fusion municipale : un référendum à Notre-Dame-des-Neiges… en août 2027
Publié le 15 avril 2026 à 16:42, modifié le 15 avril 2026 à 16:55
Par: Megan Maltais
Le moment du référendum à Notre-Dame-des-Neiges, concernant une possible fusion avec la Ville de Trois-Pistoles, a été finalement fixé. Les citoyens seront appelés aux urnes… à la fin août 2027.
Les citoyens de Notre-Dame-des-Neiges vont trancher, dans près d’un an et demi… Initialement prévu le 14 décembre 2025, le référendum avait été reporté pour permettre, entre autres, aux résidents saisonniers de se prononcer sur la question.
« La date en fin d’août, c’est parce que c’est là qu’on risque d’avoir le plus de gens possible », explique le maire, Charles Lavoie.
Quelques mois seulement après les élections municipales, le maire veut s’assurer que tous les élus soient aux faits des enjeux et que les citoyens soient bien informés avant qu’une décision soit prise. « Ça va permettre aux gens aussi de connaître les situations des taxes parce qu’on rentre dans une nouvelle taxation triennale et la Ville de Trois-Pistoles aussi en 2027. Donc, ce sera facile d’équilibrer les informations. »
Encore 16 mois d’attente
Et du côté de Trois-Pistoles, le maire ne cache pas sa déception. Il estime que plus de 16 mois pour procéder à des périodes d’informations c’est très long. Maurice Vaney considère que le processus aurait pu être beaucoup plus rapide.
« Il y a une incertitude qui règne à Notre-Dame-des-Neiges et eux veulent entreprendre une séance de pédagogie avec leurs citoyens… mais 1 et demi? C’est un peu long », estime le maire de Trois-Pistoles.
D’ici là, plusieurs dossiers ne peuvent pas avancer… « Il va falloir reprendre le bâton du pèlerin pour renégocier des ententes qui vont peut-être être inutiles parce qu’on va éventuellement se regrouper. C’est cette période [d’incertitude] qui est un peu inquiétant. »
Les réactions sont mitigées dans la population. « Un moment donné il faut bien le faire [plutôt] qu’après être obligé de se battre pour défusionner. Ça s’est passé à Québec, ailleurs dans d’autres municipalités, Témiscouata-sur-le-Lac, ç’a été ardu et ce l’est encore, je pense. Ici, c’est bon que les gens aient le temps de s’informer », explique un citoyen.
« Je pense que premièrement ça aurait dû rester comme c’était avant. 2027 c’est loin, je trouve ça un peu ridicule », ajoute un autre. Une citoyenne estime que « s’ils ont choisi cette date-là, ils doivent avoir de bonnes raisons ».
Au-delà du résultat du référendum, Charles Lavoie estime que la collaboration entre toutes les municipalités des Basques est essentielle.