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Formation en médecine vétérinaire à Rimouski: des retombées positives pour la Gaspésie ?

Publié le 7 octobre 2020 à 21:51, modifié le 8 octobre 2020 à 14:33

Par: Louis-Philippe Arsenault

La pénurie de vétérinaires est bien connue en Gaspésie, mais la pandémie n’a fait qu’augmenter la charge de travail ces professionnels. La venue possible d’un programme de médecine vétérinaire à Rimouski pourrait représenter une lueur d’espoir dans la région.

L’Université de Montréal désire s’attaquer à la pénurie de vétérinaires dans l’Est-du-Québec en espérant pouvoir implanter un programme décentralisé en médecine vétérinaire à Rimouski d’ici 2 ans.

« C’est de leur montrer ce qu’est la vie en région, il y en a qui ne le savent pas, donc c’est le pari qu’on fait en réalisant la formation en région, on parle ici d’un programme qui serait réalisé à 70% en région », souligne la doyenne de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, Christine Theoret.

Québec investit près de 630 000 dollars pour réaliser une étude de faisabilité.« De permettre à des gens du Bas-St-Laurent de la Gaspésie et des îles de la Madeleine d’avoir accès à une formation de proximité au niveau des sciences vétérinaires », explique la ministre responsable de la Gaspésie, Marie-Ève Proulx.

L’Université de Montréal souhaite aussi prioriser dans sa sélection les candidatures locales. « Ils ont été élevés la, leur famille est là, leurs amis sont là donc on estime que l’envie d’y retourner sera plus grande », ajoute Mme Theoret.

Avec 11 médecins vétérinaires en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, la région compte l’un des plus bas tôt de vétérinaire par population, 1 pour 8 211 habitants versus 1 médecin pour 3 306 habitants dans la vieille capitale par exemple. Les longues journées et les quarts de travail d’urgence expliqueraient entre autres la réticence des jeunes diplômés à venir s’installer en Gaspésie.

« On développe beaucoup de débrouillardise, il n’y a rien qu’on refuse presque, on fait presque tout », soutient Dre Ève Woods-Lavoie, médecin vétérinaire à Gaspé. « La moyenne d’âge des vétérinaires vieillit en Gaspésie aussi, ce n’est pas une population qui rajeunit », ajoute-t-elle. Selon une étude du MAPAQ, 1/3 des médecins vétérinaires au Québec prendront leur retraite d’ici 7 ans. Le ministère offre depuis l’été 2019 des incitatifs financiers pour attirer les étudiants à réaliser leur stage en région.

Si le programme voit le jour, la première cohorte de Rimouski sera diplômée en 2027.