Fonction publique : 700 employés de la région bientôt en grève?
Publié le 9 mai 2024 à 15:16, modifié le 9 mai 2024 à 15:19
Par: Louis-Philippe Morin
Sans contrat de travail, les 700 employés de fonction publique et parapublique en Gaspésie, pourraient intensifier leurs moyens de pression jusqu’à la grève générale illimitée. Malgré la nomination d’un médiateur, l’écart entre l’offre et la demande achoppe encore. Québec se retrouve au milieu d’un nouveau conflit avec ses employés, quelques mois après la fin des manifestations du Front commun.
700 employés du gouvernement, en Gaspésie, pourraient bientôt sortir dans la rue, pancartes à la main, si une nouvelle convention collective avec le gouvernement n’est pas entérinée rapidement… Une mobilisation inédite depuis le siècle dernier.
« On a voté, à l’unanimité, d’aller voir nos membres pour avoir des moyens de pression lourds pouvant mener jusqu’à la grève illimitée. Quand on fait une tournée de votes, on n’a pas vu ça depuis les années 80. », rappelle Céline Bonneau, présidente locale du SFPQ.
Sans contrat de travail depuis plus d’un an, les fonctionnaires estiment qu’ils sont en droit de demander les mêmes conditions que celles obtenues par les employés du Front commun… qui ont manifesté l’automne dernier.
« C’est toujours 12,7% qui sont offerts à nos employés… aux employés du gouvernement, de l’administration publique. C’est carrément inacceptable, quand on sait que l’ensemble du Front commun et d’autres syndicats ont obtenu 17,4% d’augmentation. », explique madame Bonneau.
Dans la région, les fonctionnaires de Québec se retrouvent dans divers ministères et centres d’appels. Les travailleurs pourraient mettre de la pression sur le gouvernement en ralentissant le rythme de travail…
« Quand on va chercher des moyens de pression lourds pouvant mener à une grève, il pourrait y avoir différentes actions faites. On a un comité de stratégie qui est, un petit peu, comme un comité des mauvais coups. », termine la syndicaliste.
Les prochains jours seront cruciaux. Un médiateur est toujours attaché à ces négociations, mais son mandat se termine bientôt. Une grève illimitée pourrait être votée par différentes assemblées et les moyens de pression lourds commenceraient à la mi-juin. Quant à la durée d’un tel conflit, le SFPQ local nous confirme qu’une cotisation syndicale supplémentaire leur a permis d’amasser ce qu’il faut de fonds, pour se permettre de faire la grève sur une longue période.