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Un débat sans saveur régionale dans Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques

Publié le 13 septembre 2021 à 22:20, modifié le 14 septembre 2021 à 20:03

Par: Cimon Charest

Quatre candidats pour la région de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques se sont rencontrés lundi soir au BeauLieu culturel à Témiscouata-sur-le-Lac pour partager leurs idées en vue des élections le 20 septembre.

Le débat était organisé par la Chambre de Commerce du Témiscouata. Le candidat bloquiste et député sortant Maxime Blanchette Joncas a croisé le fer avec la candidate libérale Léonie Lajoie, la conservatrice France Gagnon et l’indépendante Noémi Bureau Civil.

Sept termes ont été abordés. La pénurie de main-d’oeuvre a été le premier sujet, suivi de la relance économique, la lourdeur administrative, l’immigration, la vitalité des régions, les infrastructures et l’environnement.

Le candidat Blanchette Joncas redemande la confiance des électeurs après avoir été élu pour la première fois en 2019. Il soutient que sa formation politique  est la meilleure pour défendre les intérêts de la province. Invité à commenté, il s’est défendu de passer moins de temps dans le Témiscouata. Il explique qu’il y a plus de municipalités près de Rimouski, mais précise qu’il a tout de même visité les autres régions de sa circonscription.

« Rimouski-Neigette, oui est le centre on peut dire de la circonscription avec un plus grand nombre d’habitants, mais je crois à la ruralité, je crois à la défense des gens du Témiscouata autant que les Basques»

Léonie Lajoie en a profité pour défendre le bilan de son chef Justin Trudeau. Elle a également défendu son absence du début de la campagne. Entrepreneure, elle aurait eu des engagements avec sa propre entreprise. Elle soutient cependant qu’elle sera disponible auprès de ses concitoyens si elle est élue le 20 septembre.

« J’avais des engagements, j’ai une entreprise. J’ai une compagnie. Elle est en fonction. Elle fonctionne. Il faut que je m’en occupe. Si j’ai des engagements, je vais les respecter. »

France Gagnon de son côté  s’est présentée notamment comme un vote de contestation contre le gouvernement Trudeau. Elle invite les Québécois de voter pour sa formation politique au lieu du Bloc Québécois afin que la province ait une réelle place à la table de discussion. Elle a d’ailleurs dû défendre la décision de son chef de couper les 6 milliards promis par Ottawa.

« On va voir comment l’équivalent du crédit d’impôt qu’on pourra donner ailleurs au Canada pourra s’appliquer ici au Québec ».

Finalement, l’indépendante Noémi Bureau Civil a apporté des idées aux antipodes des autres candidats. Elle souhaite une décroissance économique dans certains secteurs pour protéger l’environnement, suggère une démocratie directe pour permettre aux citoyens de voter chaque proposition et propose un revenu annuel de base garanti.

« Un revenu de base universel permet de sauver énormément de coûts sur la santé, garder les jeunes enfants.»

Somme toute, les candidats et la chambre de commerce se disent satisfaits du déroulement de la soirée.