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Faute d’employés, la résidence pour personnes âgées la Villa Marguerite ferme ses portes

Publié le 3 décembre 2021 à 16:44, modifié le 3 décembre 2021 à 16:45

Par: Cimon Charest

Une résidence pour aînés à Rivière-du-Loup, la Villa Marguerite, fermera ses portes dans une semaine. Des préposés aux bénéficiaires ont démissionné pour se tourner vers le réseau public, où ils obtiendront notamment une prime COVID.

Les résidents et leurs familles ont appris la nouvelle mercredi dernier. À un mois des fêtes, ils n’auront que dix jours pour se relocaliser. Un choc pour les résidents et leurs familles.

J’annonce (à ma mère) toutes les fois que je lui parle. Je lui annonce qu’il va falloir la déménager. Puis elle dit : voyons  donc! Où est-ce que je vais aller? Il faut que je reste à Rivière-du-Loup, hein, Josée? », témoigne Josée Vaillancourt, dont sa mère est résidente de la Villa.

« Il a mentionné souvent l’intention d’arrêter la dialyse. C’est un choc qui va probablement officiellement le décider. C’est une situation très pénible », ajoute à bout de larmes Monique Migneault, dont son conjoint devra lui aussi être relocalisé.

La prime COVID de 4$ n’était pas offerte dans la résidence de type familiale… ce qui aura causé un exode des préposées aux bénéficiaires vers le réseau public.

« Je dénonce qu’à compétences égales, tous les gens du réseau aient le même salaire, peu importe dans quelle maison ils travaillent. C’est une injustice épouvantable. », s’insurge Madame Migneault.

Six des huit résidents ont accepté d’être relocalisés. Certains se retrouveront à l’extérieur de Rivière-du-Loup. Le CISSS du Bas-Saint-Laurent confirme que les places pour les personnes en perte d’autonomie se font rares. Certains devront malheureusement se résigner à être transférés dans le Témiscouata, le Kamouraska ou encore dans Les Basques.

« Du coup, hier soir, j’ai eu un appel. Elle aurait une place à Saint-Pascal. Saint-Pascal, c’est impossible. », souligne Josée Vaillancourt, qui souhaite que sa mère demeure dans sa communauté louperivoise.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent confirme que d’autres établissements pour personnes âgées ont dû fermer récemment dans la région.