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Faillite de F.F. Soucy : « les chances sont très faibles » pour une relance de l’usine

Publié le 22 janvier 2026 à 13:19, modifié le 22 janvier 2026 à 17:49

Par: Megan Maltais

C’est cet avant-midi qu’avait lieu la première Assemblée des créanciers dans la faillite de l’usine F.F. Soucy à Rivière-du-Loup. Une quarantaine de créanciers ont participé à la rencontre.

Une quarantaine de créanciers ont assisté à l’Assemblée… et les nouvelles ne sont pas très encourageantes. Les créanciers garantis pigeront en premier dans les revenus de la vente des actifs.

Si la tendance se maintient, il ne restera presque rien pour les créanciers non garantis. « En réalité moi j’ai payé pour travailler. C’est ça le business. Quand tu ne te fais pas payer, que ce sont juste des heures ben ce sont juste des heures. Mais là, il y a beaucoup de matériel d’inclus », explique un créancier non garanti.

Mathieu Lebel est un entrepreneur a participé à la fermeture de l’usine en juillet. À ce moment, il croyait réaliser des travaux pour améliorer les installations. Le failli lui doit près de 30 000$.

« Tu sais ça, tu dis crime, ils essaient d’avoir une subvention pour s’améliorer… mais là, ce n’était pas le cas. En gros, j’ai 2-3 grosses jobs qui ont eu lieu pour l’arrêt, mais tu te vires de bord et tu ne te fais pas payer, tu fais le saut en calice », avoue l’entrepreneur.

Et les chances que l’usine reprenne ses activités sont faibles, selon le syndic. « De façon très très réaliste, on ne veut pas créer d’attente envers les créanciers. On ne veut pas que les gens pensent qu’ils vont retrouver tout leur argent et que l’usine va repartir le lendemain matin », affirme Emmanuel Phaneuf.

Entente avec Hydro-Québec 

Une entente a tout de même été convenue plus tôt cette semaine avec Hydro-Québec. La facture d’électricité s’élève à 10 000$ par jour.

Le syndicat reste optimiste. « Nous à ce moment-ci prêt à lancer la serviette. On sait qu’il y a des joueurs qui se sont présentés pour visiter l’usine », confirme le directeur québécois d’Unifor, Daniel Cloutier.

Unifor a interpellé Ottawa et Québec la semaine dernière. Le bureau de la ministre Mélanie Joly tente de trouver des solutions à court terme. Du côté du gouvernement provincial, c’est silence radio. « On a déduit qu’il n’y a jamais eu de réel appétit du gouvernement actuel de procéder à des réformes ou de vraiment trouver des solutions porteuses pour le secteur », précise ce dernier.

Selon le syndic Emmanuel Phaneuf, ça va prendre encore plusieurs semaines avant de savoir si l’usine est rachetée ou si tout doit être vendu en pièce détachée.