Être poète en 2018
Publié le 3 août 2018 à 11:50, modifié le 3 août 2018 à 11:50
Par: CIMTCHAU
Vingt-cinq poètes sont réunis à Caraquet depuis hier pour partager leur art avec le public acadien.
Le coup d’envoi a été donné, hier, au 22e Festival acadien de poésie. Contrairement à ce que l’on peut penser, la popularité de cette forme d’art ne semble pas s’effriter
Georgette LeBlanc a commencé à écrire alors qu’elle était enfant. L’écriture a toujours fait partie de la vie de cette Néo-Écossaise. « C’est la curiosité. La curiosité intellectuelle, mais aussi du cœur. C’est de mieux comprendre l’humain », dit-elle.
D’abord inspirée par ses histoires personnelles, les thématiques de ses poèmes ont changé au fil des ans. Elle publié quatre recueils jusqu’à maintenant. « Je retourne à l’intime, je retourne aux problèmes plus personnels et c’est intéressant », explique Georgette LeBlanc.
Mais quelle est la place de la poésie en 2018? « Je crois que la poésie est beaucoup plus accessible. Elle est beaucoup plus présente dans le quotidien du monde. Il y a le slam et il y a la musique. C’est une forme que tout le monde apprécie », exprime Georgette LeBlanc.
À voir la participation à l’ouverture du 22e Festival acadien de poésie, on peut dire que cet art ne se démode pas dans la région. Jeudi soir, la salle était comble. « Au départ, ça répondait probablement à un besoin ou à un vide. Avec le temps, on a vraiment un public qui s’est construit, qui s’est éduqué à la poésie et qui en redemande », indique le coordonnateur du Festival acadien de poésie, Jonathan Roy.
Pour Jonathan Roy, la plus grande accessibilité à la poésie s’explique par les différents styles maintenant offerts par les poètes. « La poésie peut être au cœur de la communauté et avoir un discours aussi important et aussi mobilisateur que d’autres discours dans la société », affirme-t-il.
Une nouvelle génération semble s’intéresser à cette forme d’art. « Il y a toute cette génération branchée qui découvre la poésie à travers les nouveaux médias. C’est très intéressant pour un médium qui est souvent faussement marginalisé », mentionne le poète, Marc Arseneau.
Même si Georgette LeBlanc ne peut vivre de son art, transmettre sa passion est le meilleur des salaires.