Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Étrange phénomène de parulines qui meurent par centaines

Publié le 31 mai 2018 à 16:41, modifié le 1 juin 2018 à 12:36

Par: Mariane Lajoie

Un phénomène pour le moins particulier se produit ces jours-ci dans Charlevoix, mais également un peu partout dans l’Est du Québec. Des parulines, ces petits oiseaux colorés, sont retrouvées mortes par centaines. Une situation qui fait énormément réagir sur les réseaux sociaux.

Les publications sur Facebook se sont multipliées en début de semaine. Plusieurs Charlevoisiens ont partagé des images d’oiseaux retrouvés morts. Ces parulines terminent ces jours-ci 8000 kilomètres de migration, pour venir rejoindre les forêts boréales du Québec.

«Les gens ont pu voir des centaines, des milliers de parulines se frapper dans les vitres des différents bâtiments autant sur la Côte-Nord, en Gaspésie, Charlevoix beaucoup aussi», confirme le directeur de l’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac, Pascal Côté.

Ce qu’on explique, c’est que les parulines ont connu un vol difficile dans la nuit de dimanche à lundi, avec de forts vents. Le lendemain, elles étaient tellement fatiguées et désorientées qu’elles volaient très bas. Elles ont heurté plusieurs fenêtres, comme celles de l’école primaire de Saint-Siméon.

«Elles se sont faites emportées trop loin probablement en raison des vents Sud-Ouest qui étaient très forts. Et finalement ont corrigé. Donc quand ils sont arrivés sur la Côte-Nord il y a des oiseaux qui étaient trop au Nord ou à l’Est et là ont corrigé leur trajectoire. Ils ont migré de jour, alors qu’ils venaient de se faire une grosse migration de nuit. Ils étaient tellement fatigués, tellement obnubilés de traverser, de pouvoir migrer que ça a fait en sorte que leurs réflexes n’étaient plus là», explique-t-il.

Autre phénomène, le nombre de parulines qui ont migré. Lundi, pas moins de 500 000 ont été observées dans le secteur de Tadoussac.

«C’est du jamais vu. C’est carrément historique. C’est probablement le plus gros mouvement de passereaux de cette nature jamais enregistré en Amérique. Le même phénomène, les mêmes conditions météorologiques qu’on a eues, dimanche, on le reporte il y a dix ans, probablement qu’on n’aurait pas eu un mouvement de cette ampleur. Il y a une épidémie de tordeuses qui a apparu en 2009 sur la Côte-Nord et la chenille comme telle, il y a des espèces de parulines qui se nourrissent de tordeuses, donc qui vont manger beaucoup ça et nourrir leurs jeunes avec ça.»

Pour l’équipe de l’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac, la semaine qui vient de s’écouler a été unique et fort enrichissante pour leurs prises de données.