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Enseigner : une tâche de plus en plus complexe

Publié le 27 août 2019 à 14:43, modifié le 27 août 2019 à 14:44

Par: Jacob Cassidy

À quelques jours de la rentrée scolaire, le nouveau président de l’Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB) revendique plus de ressources dans les classes. La valorisation de l’inclusion dans les écoles de la province complexifie la tâche des pédagogues.

La diversité est présente plus que jamais dans les classes néo-brunswickoises. Tous les élèves, peu importe s’ils ont des besoins particuliers, se retrouvent dans les mêmes groupes. «Sur une classe de 20 élèves, ce n’est pas rare d’avoir 12 plans individualisés. Donc en plus d’avoir à enseigner leur plan régulier. Ils doivent aussi enseigner de 12 différentes façons», explique le président de l’AEFNB, Gérald Arsenault.

Les enseignants sont loin d’être contre cette vision inclusive. «Ça apporte son lot de défis, mais aussi ça apporte aux autres élèves une belle réalisation de ce qu’on est comme population», précise-t-il.

Ils revendiquent toutefois plus de ressources au gouvernement pour mieux composer avec la nouvelle réalité des salles de classe. «Il ne faut pas qu’ils oublient que c’est nous, les enseignants, les professionnels de l’éducation, qui préparent la prochaine génération», rappel M. Arsenault.

 

Le manque de professionnels en milieu scolaire, comme les psychologues et les travailleurs sociaux, se fait sentir. L’AEFNB croit qu’il faut faciliter la tâche des enseignants. Le président propose aussi de mettre en lumière ce travail. «Si on veut que des gens, les jeunes d’aujourd’hui embrassent cette profession-là et vivent cette profession-là, il faut la valoriser», affirme-t-il.

L’AEFNB mène présentement une étude pour effectuer un diagnostic complet sur les défis de recrutement et de rétention.