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Enquête du coroner : le jury détermine qu’il s’agit d’un homicide

Publié le 3 mai 2021 à 16:33, modifié le 4 mai 2021 à 15:27

Par: Derek Dubé

L’enquête du coroner sur la mort de Michel Vienneau s’est conclue aujourd’hui à Beresford. Les recommandations ont été dévoilées en début d’après-midi (lundi).

Au terme d’une enquête qui a duré une semaine, les membres du jury concluent que Michel Vienneau a été victime d’un homicide le 12 janvier 2015.  La tenue d’une autre audience juridique est  écartée, car cette enquête ne permettait pas d’incriminer des personnes.

« Les deux policiers ont passé à la cour provinciale. Ç’a été en appel à la cour du banc de la Reine. Ç’a été à la commission de police et ils ont été blanchis partout. Il n’y a plus de possibilité criminelle dans cette affaire-là » explique le chef coroner Jérôme Ouellette.

Le jury recommande:

  • Qu’une personne de la force policière soit responsable, en tout temps, pour avoir accès aux renseignements d’Échec au crime, afin que l’information soit partagé le plus rapidement possible.
  • Les voitures banalisées soient inspectées au même titre que les autopatrouilles pour s’assurer que l’équipement soit fonctionnel.
  • S’assurer que tous véhicules avec gyrophares soient clairement visibles lors de leur activation.
  • Au moment de l’intervention, tous policiers soient vêtus d’un vêtement externe pouvant les identifier.
  • Qu’un policier en uniforme avec une autopatrouille soit présent lors d’une intervention.

Ces recommandations seront maintenant envoyées aux organismes concernés.

« Je vais envoyer cela à tous les corps policiers impliqués. Je vais envoyer aussi les recommandations à l’Association des chefs de police du Nouveau-Brunswick, puis je vais publier un communiqué au courant de la semaine et je vais publier ces recommandations dans mon rapport annuel. » ajoute le coroner.

Le coroner en chef est satisfait des recommandations émises par les membres du jury.

« Je suis vraiment content de cela. Honnêtement, ils n’ont pas blâmé personne. Je suis confiant que le même scénario n’arrivera pas de nouveau. »

Rappelons qu’une vingtaine de personnes ont fait part de leurs témoignages sur les événements survenus le 12 janvier 2015 à la gare de Bathurst. Pour la suite des choses, Jérôme Ouellette s’attend à discuter avec l’Association des chefs policiers de la province afin de trouver des pistes de solutions pour éviter une situation similaire.