Énergie : de l’éolien d’une rive à l’autre
Publié le 17 mai 2024 à 13:43, modifié le 17 mai 2024 à 13:43
Par: Félix Côté
Plusieurs partenaires du Nouveau-Brunswick s’allient pour créer un parc éolien dans le nord de la province. Si on est encore loin de voir des éoliennes se dresser dans le paysage, l’initiative a le vent dans les voiles.
Les CSR Restigouche et Péninsule acadienne ainsi que les Premières Nations de Eel River bar et Papineau sont désormais partenaires dans un projet éolien. Bénéficiant d’un investissement de 475 mille dollars des deux paliers du gouvernement, le groupe commandera une étude d’impact environnemental et de potentiel éolien.
« Ce qu’on annonce aujourd’hui, c’est un plan. Comment est-ce qu’on met ça en place, quelles sont les idées, brasser les idées, voir quelles seront les solutions, en se référant un peu ce qu’on voit dans l’est du Québec, en Gaspésie. Si ça marche là-bas pourquoi ne pas reprendre cette bonne idée et voir comment on peut l’adopter au nord du Nouveau-Brunswick ? », raconte le député fédéral de Madawaska-Restigouche, René Arseneault.
L’initiative s’inspire directement d’un projet semblable de l’autre côté de la frontière : celui de l’alliance de l’Est en Gaspésie : un projet pour la communauté qui profite grandement à tous les partenaires.
« Pour nous, je pense que les communautés sortiront gagnantes avec une richesse au niveau des redevances et au niveau des retombées économiques », explique le vice-président de la CSR Restigouche, Mario Pelletier.
Les régions de la Péninsule acadienne et du Restigouche ont un énorme potentiel éolien… au même titre que la Gaspésie. Plusieurs études des vents démontrent le manque à gagner.
« C’est une richesse qu’on a qui est présente et qui n’est pas encore exploitée à son plein potentiel. Donc, c’est de trouver des façons pour pouvoir exploiter cela de façon responsable. Je pense que c’est l’idée que ce projet-là apportera », mentionne le président de la CRS péninsule acadienne, Kassim Doumbia.
Avec ce projet naissant, la nouvelle alliance envisage être un important fournisseur d’énergie renouvelable pour les futures installations du port de Belledune. La centrale au charbon prévoit une transition verte vers l’hydrogène et la biomasse avant 2035.
« On sait qu’Énergie Nouveau-Brunswick cherche de l’électricité présentement. Le port de Belledune veut faire une transition au niveau de l’énergie renouvelable. Pour nous ce sont des partenaires extrêmement précieux lorsque l’étude nous démontrera la capacité qu’on peut fournir en kilowattheure et nous allons nous asseoir ensemble », ajoute Mario Pelletier.
Pour ce qui est des inconvénients en lien l’éolien les conseils autochtones et la commission de service régionaux consulteront la population afin d’obtenir l’acceptabilité sociale.