Élections provinciales : Ariane Boyer est candidate à l’investiture pour le PQ
Publié le 24 avril 2026 à 17:21, modifié le 24 avril 2026 à 17:30
Par: Megan Maltais
Les partis politiques s’activent en vue des prochaines élections provinciales. Dans la circonscription de Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques, Ariane Boyer est bel et bien candidate à l’investiture pour le Parti Québécois.
Paul St-Pierre Plamondon était à Rivière-du-Loup aujourd’hui pour appuyer sa candidature. Il a présenté Ariane Boyer comme une candidate qui se colle aux valeurs du Parti Québécois. On sait déjà qu’elle pourrait affronter la députée-ministre Amélie Dionne qui se représente sous les couleurs de la CAQ et Louise Moreault qui retente sa chance auprès du Parti conservateur.
Journaliste pendant un peu plus de 2 ans au Bas-Saint-Laurent, Ariane Boyer a entamé sa carrière chez CIMT-TVA puis TVA Rimouski.
Aujourd’hui, elle a fait le saut en politique provinciale. « Je veux vraiment donner aux gens de la circonscription. Tout ce que j’ai entendu, les reportages que j’ai faits, les contacts que j’ai eus au courant des dernières années, je veux mettre ça à profit. Pour moi, l’engagement politique allait de soi. Je voulais faire quelque chose, notamment pour nos soins de santé de proximité », explique la candidate à l’investiture pour le PQ dans la circonscription de Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques.
« On croit vraiment que son bagage, son énergie et sa vaillance vont apporter beaucoup à notre équipe. Il n’y a pas de parachutage, ni sur le plan de la résidence ni sur le plan de maîtriser les enjeux », a affirmé le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon au moment de présenter sa candidate.
La région « tatouée sur le coeur »
Originaire de Montréal, la candidate de 27 ans dit avoir rapidement adopté la région. « Vraiment. Tatouer sur le cœur. Rivière-du-Loup, Témiscouata, les Basques, c’est ma maison. Il n’y a pas personne qui va me dire le contraire. Je veux être une bonne députée, je veux servir mon monde. »
« On va être en collaboration avec différents élus et je les appelle, s’ils veulent me parler manifestez-vous, je veux avoir votre opinion », assure-t-elle.
Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, c’est dit ému de la candidature d’Ariane Boyer. « Quelqu’un de conviction, quelqu’un d’énergique, quelqu’un qui est fortement attaché à sa région, ça fait de bons députés. Je vois en Ariane quelqu’un qui va être une bonne députée. Évidemment, les gens vont se demander elle est de quelle municipalité. Son cœur est ici, elle a décidé de s’engager ici et c’est un engagement très très fort. »
Avenir des urgences
Elle a combattu un cancer en 2020. L’une de ses priorités, c’est donc le maintien des soins de santé de proximité.
Ariane Boyer mise également sur la transparence. « Deux ans de gouvernement de la CAQ, je pense au dossier de la traverse, il y a eu un manque de transparence. Il y a eu une trahison. Les gens ne se sont pas sentis écoutés. À ce jour, on ne comprend pas pourquoi. On l’a dit aujourd’hui, on ne fera pas d’annonce, on ne peut pas confirmer qu’il va y avoir un retour à Rivière-du-Loup. Mais, des réponses, on peut en donner », affirme cette dernière.
La candidate croit que le Québec devrait être un pays. La députée-ministre Amélie Dionne affirme par écrit qu’elle a « hâte de l’entendre expliquer aux gens [de la circonscription] pourquoi sa priorité est de tenir un référendum sur la souveraineté ». Pour sa part, la caquiste affirme qu’elle « continuera de se battre pour défendre l’économie, améliorer les infrastructures et la qualité des services ».
Une course 100% féminine?
Et avec l’annonce d’aujourd’hui, le portrait se dessine tranquillement concernant les élections provinciales dans la circonscription de Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques. Si la tendance se maintient, on aurait droit à une course 100% féminine. Manque seulement le PLQ, qui ne m’a toujours pas de candidat pour le moment selon nos informations.
Du côté de Québec solidaire, des annonces devraient être faites prochainement. « Oui, il y a des démarches qui sont faites depuis plusieurs semaines. On discute et on échange. Ça prend beaucoup de courage aller en politique, ça prend de l’espoir et du cœur au ventre. On est en train de travailler là-dessus », affirme le co-porte-parole, Sol Zanetti.
Le Parti Québécois n’a pas été en mesure de confirmer la date officielle de l’investiture.