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Éducation : la pénurie d’employés dans nos écoles persistent

Publié le 31 août 2021 à 16:55, modifié le 31 août 2021 à 16:56

Par: Samuel Gosselin Belanger

Avec le retour des élèves en classe dans nos régions, un défi persiste :  le manque criant de personnel dans le milieu de l’éducation. Un problème qui s’applique à l’ensemble des départements.

La situation n’est pas rose du côté du Centre de services scolaire Côte-du-Sud. Un total de 18 postes en enseignement sont encore à combler, dont quatre à temps complet. Une dizaine de techniciens en éducation spécialisée manque toujours, tandis qu’une vingtaine de postes sont à pourvoir en service de garde.

« C’est quand même beaucoup à combler. On essaie de pallier de différentes façons en diminuant peut-être le soutien ou l’orthopédagogie dans certaines écoles en attendant de combler les affectations qu’ils nous restent, ce qui n’est pas optimal », explique le directeur des ressources humaines pour le Centre de services scolaire Côte-du-Sud, Nicolas Turcotte.

« Il manque de finissants, de diplômés pour le Baccalauréat en enseignement, ce qui fait en sorte qu’on se retrouve avec des besoins qui sont beaucoup plus grands », ajoute-t-il.

Par ailleurs, une vingtaine de postes sont toujours disponibles au sein du Centre de services scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup.

« Un nouveau défi qu’on n’avait pas dans les années antérieures : les éducatrices en service de garde. On a six postes temps plein disponible et ça va être un défi pour cette année, mais probablement pour les années subséquentes », affirme le directeur général, Antoine Déry.

Du côté du Centre de services scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, la situation est moins alarmante, mais loin d’être optimale.

« Évidemment, nos listes au niveau des suppléants sont moins garnies que par les années passées, mais on est en mesure pour débuter l’année scolaire d’avoir tout notre personnel en place pour accompagner les élèves », dit le directeur général adjoint, Vincent Pelletier.

Élargir les possibilités

Par conséquent, cette pénurie de main-d’œuvre force les Centres de services scolaires à élargir leurs possibilités d’embauche, de manière à embaucher des personnes avec des compétences variées provenant de domaines connexes, tels qu’un ingénieur pour enseigner les mathématiques ou même un chimiste pour les sciences, par exemple.

« Ça nous amène à trouver des gens qui ont des compétences, évidemment, mais qui n’ont pas un brevet en enseignement, qui n’ont pas la technique d’éducation spécialisée recherchée, qui n’ont pas non plus le DEP en éducation en service de garde », explique Nicolas Turcotte.

Des campagnes de recrutement sont également organisées à travers le Québec afin d’attirer des candidats potentiels.