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Edmundston: un marché aux puces endommagé par un bris des installations de Twin Rivers Paper

Publié le 10 juin 2021 à 15:56, modifié le 10 juin 2021 à 16:12

Par: Gilles Duval

Un commerce d’Edmundston a subi des dommages majeurs à la suite d’un bris des installations de l’usine Twin Rivers Paper, qui passent près de ses locaux. Le propriétaire du marché aux puces, qui est fermé depuis le 15 mars, tente d’obtenir un dédommagement auprès de la compagnie.

Il y a trois mois, les lieux ont été inondés par une grande quantité de pâte et papier bouillante lors du bris d’un tuyau. Un déversement qui aurait duré près d’une trentaine de minutes selon le propriétaire.

«Ça coulé comme une rivière, ça rentré dans le marché aux puces, il y en a eu 11 pouces en arrière et s’en allant à huit pouces par en avant; ça tout inondé les meubles à la grandeur», a dit le propriétaire du marché aux puces de la rue Ferry, Hermel Saint-Onge..

Il n’est plus recommandé de pénétrer à l’intérieur. Tous les items qui s’y trouvaient sont considérés comme une perte totale en raison de la contamination.

«On a fait un estimé, puis on n’avait pas fini, on avait juste le trois quarts de marqués et on était rendus à proche de 100 000$», a-t-il ajouté.

Le propriétaire tente d’obtenir un dédommagement, mais il n’a pas réussi à s’entendre avec la papetière. Il refuse de mettre la clef dans la porte.

«Si j’avais eu une offre raisonnable, j’aurais accepté; je ne suis pas intéressé de fermer, j’aime cela, ça fait 43 ans que je fais cela et j’ai encore le goût de le faire pour faire un bon bout», soutient-il.

Les dirigeants de Twin Rivers parlent d’un dossier complexe. Ils ne veulent pas discuter de l’offre de compensation dans les médias, mais affirment que le montant proposé a été recommandé par leurs assureurs.

L’entrepreneur déplore que la compagnie n’ait pas pris ses responsabilités à la suite de cet incident majeur.

«Pourquoi je vous dis cela? La pipe a fendu, ils sont venus réparer la même journée (en bon français ils ont crissé le camp); ça pris deux semaines avant que j’aille un contact; personne ne m’a appelé», a indiqué M. Saint-Onge.

L’incident a été rapporté au ministère de l’Environnement. Les prélèvements d’échantillons ont démontré que le produit n’était pas toxique. Plusieurs semaines plus tard, des résidus sont encore visibles en bordure de la rivière Madawaska.