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Edmundston: de jeunes entrepreneurs ont défié la Covid-19

Publié le 5 mars 2021 à 12:22, modifié le 5 mars 2021 à 12:28

Par: Gilles Duval

Malgré le contexte économique rendu difficile par la pandémie, de jeunes entrepreneurs ont fait preuve d’audace. C’est le cas à Edmundston où certains n’ont pas craint de se lancer en affaires, de procéder à un déménagement ou encore de faire les choses autrement durant cette période.

Ce n’est pas la Covid-19 qui allait empêcher Andromar Lubin d’ouvrir son salon de barbier au centre-ville en septembre dernier. Jusqu’ici, il ne regrette rien de son aventure.

-«C’est sûr le stress était là; je me suis juste pas poser de questions et je me suis dit je vais y aller le tout pour le tout et ce qui arrivera, arrivera», a indiqué le propriétaire de Da’Spot Barber Shop, Andromar Lubin.

Installé à Edmundston depuis quatre ans, cet ancien agent correctionnel originaire de Montréal s’est découvert une nouvelle passion en cours de route.

«C’est sûr que des barbiers il y en a mais il en faudrait un peu plus (…)  pour les jeunes ou celui qui voudrait avoir un style différent; ça va quand même assez bien à date; je ne veux pas me porter malheur, mais j’espère que ça va continuer comme cela», a-t-il ajouté.

Cette autre entrepreneure n’a pas hésité à prendre de l’expansion en déménagement dans un nouvel emplacement il y a quelques semaines.

«J’avais les yeux ouverts pour avoir un meilleur local pour accommoder les gens et les servir en consultation; j’ai pensé faut continuer d’avancer et ne pas stagner sur place», a souligné la propriétaire de Simply for Life, Mélissa Nadeau.

Son commerce en est à sa troisième adresse depuis son ouverture. Après avoir été locataire à deux reprises, elle est enfin propriétaire des lieux.

«Dans mon ancien local, on agrandissait nos services, j’avais besoin de plus d’espace, je me sentais limité; dans le fond quand j’ai acquis la franchise en 2010, je voulais acquérir un bâtiment», a-t-elle poursuivi.

Pour d’autres qui étaient déjà en affaires, la pandémie a été un moyen d’identifier de nouvelles opportunités et façons de faire.

«Quand le magasin ne pouvait pas être ouvert mettons cet hiver, on avait le droit de faire des livraisons et je faisais des livraisons; et quand on est tombé en rouge, je mettais les commandes sur le perron et les clients venaient les chercher», a expliqué Fanny Ouellet-Sirois, propriétaire de la boutique-cadeaux, La P’tite Maison Jaune.

Pour elle, la pandémie a même accéléré les démarches pour se doter d’une boutique en ligne pour desservir sa clientèle.

«Je suis chanceuse car ça vraiment bien été même que s’il y a quelque chose, il y a probablement eu une augmentation. Je dirais que les gens ont besoin de se gâter pis de gâter», a-t-lle convenu.

Ces jeunes entrepreneurs espèrent que la pandémie sera bientôt derrière nous et que la vie reprendra son cours normal.