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Économie régionale : le programme DÉPART ne maintient pas les acquis

Publié le 12 juillet 2024 à 14:48, modifié le 15 juillet 2024 à 11:30

Par: Félix Côté

Le Programme développement économique pour l’aide à la redynamisation des territoires, mieux connu sous son acronyme DÉPART, ne respecte pas sa promesse, selon le président de la Table des préfets de la Gaspésie. Il était censé remplacer le Fonds d’aide aux initiatives régionales.

Le Fond d’aide aux initiatives régionales, aussi appelé le programme FAIR, était une initiative du gouvernement de Pauline Marois dans le cadre du Plan de relance de la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Il injectait du financement allant de 5 à 8 millions de dollars pour la création et l’expansion d’entreprise, la réalisation de projets structurants, la création d’emploi et la rétention des jeunes.

« Le FAIR c’est vraiment une mesure qui a été développé et dédié spécifiquement pour la Gaspésie pour nos enjeux socio-économiques et ça fonctionne. Ça a permis à plusieurs entreprises de se développer et d’élargir leur offre et de mieux répondre aux besoins. On aime le FAIR, on voulait le maintenir.  Maintenant, ce qu’on nous avait dit, c’est qu’on allait encore avoir accès au même programme sous un différent nom », explique le président de la Table des préfets de la Gaspésie.

Or, le programme DÉPART qui devait remplacer le FAIR n’injecte que 3,5 millions dans la région. Selon le président de la Table des Préfets, Mathieu Lapointe, le gouvernement ne respecte pas son engagement de maintenir les acquis.

« Au final, ce n’est pas la même chose. On commence à recevoir des appels de nos ressources à la MRC qui constatent qu’ils accompagnent des promoteurs de projet et les projets ne sont pas admissibles dans le nouveau programme DÉPART. Et ce sont des projets qu’on sait qui auraient été admissibles dans le FAIR à l’époque. Donc c’est là qu’on a un problème », mentionne Mathieu Lapointe.

Le DÉPART vise à revitaliser les MRC se trouvant dans le dernier quintile du classement, selon l’indice de vitalité économique, et aussi inclure certaines exceptions. Toutefois, Mathieu Lapointe affirme que de nombreuses entreprises et organismes ne sont pas admissibles simplement par la nature de leur organisation.

« Ce n’est pas les mêmes critères, il y a des organismes qui sont exclus du programme en raison de la nature même de leurs activités. On parle de tout ce qui touche la foresterie, les loisirs aussi au niveau de la culture, donc le tissu socio-économique de la région », précise M. Lapointe.

La table des préfets rencontrera la ministre responsable de la région, Maïté Blanchette Vézina, ce soir à ce propos.