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Éco Baie-Des-Chaleurs: protéger l’environnement sur les deux rives

Publié le 17 septembre 2025 à 15:44, modifié le 17 septembre 2025 à 15:44

Par: Félix Côté

Un nouvel organisme de défense de l’environnement a vu le jour en fin de semaine dernière. Éco-Baie-des-Chaleurs est né d’une discussion entre des Québécois et Néobrunswickois qui désirent protéger la région qu’ils partagent.

Lors des différentes manifestations, les personnes qui s’opposent au projet de mine de Dalhousie ont eu le temps de discuter. Ils en sont venus à la conclusion qu’un regroupement se devait de défendre l’écosystème de la Baie-des-Chaleurs des deux côtés de la rive.

« On veut que les communautés se parlent sur les deux rives. Ce n’est pas vrai que le Nouveau-Brunswick, le Québec et les communautés micmacs sont des silos. Nous sommes tous interconnectés », explique le porte-parole d’Éco Baie-des-Chaleurs, Jean-Marc Beaulieu.

Ils constatent des disparités importantes entre la réglementation environnementale des deux provinces.

« C’est une bio région et les frontières fixées par nos politiciens, et nos systèmes sont là, sauf qu’elle ne représente pas la réalité des gens qui vivent ici », mentionne M. Beaulieu.

Les porte-paroles du nouvel organisme prévoient continuer leur combat contre le projet de mine de pouzzolane, mais ils désirent aussi que leur voix ne meurt pas après le dénouement de ce projet.

« On se trouve à côté du parc de Miguasha qui est déjà une zone protégée. L’estuaire est un milieu de biodiversité distinct ou l’eau salée rencontre les eaux douces. C’est certainement un milieu distinct. Il y aurait place à protéger ce milieu-là. On protégerait en même temps nos acquis et notre mode de vie », ajoute le porte-parole d’Éco Baie-des-Chaleurs.

Éco-Baie-des-Chaleurs affirme vouloir prendre position dans plusieurs dossiers comme la protection des rivières et des rives, et l’ensemble des discussions autour du port de Belledune.

« C’est certain qu’en moi et le groupe. Allons voir quelque chose passé, on va essayer de sonner les cloches aux autres. À Belledune, je m’attends à envoyer une série de courriels cette semaine pour que les gens soient concernés et qu’ils se questionne sur ce qui se passe l’autre côté. On va recevoir du pétrole par la baie », note Jean-Marc Beaulieu.

Chose certaine, le groupe prévoit militer pour que la population fasse partie des discussions afin de favoriser l’acceptabilité sociale des projets.