Éboulement rocheux mortel à New Richmond: «C’était sa place.»
Publié le 18 août 2025 à 17:53, modifié le 18 août 2025 à 19:15
Par: Patrick Giguère
Un véritable passionné de fossiles et d’histoire a connu une fin tragique samedi matin après un éboulement rocheux.
« C’était quelqu’un de très prudent, qui nous faisait tout le temps la morale. S’il se doutait de quelque chose, il n’aurait pas été là », raconte sa petite-fille, Amélie Lavoie.
Clément Ménard était un amoureux de la plage Henderson.
Résident de Pike River, en Estrie, l’homme de 86 ans passait, depuis une bonne dizaine d’années, la majeure partie de ses étés à venir explorer la plage et la falaise de la plage Henderson, à la recherche de précieux souvenirs.
« C’était son spot à lui en fait. S’il y avait une place au monde où il aimait être c’était là. À chaque été, il avait hâte de partir, il nous en parlait tout le temps. (…) Il ramassait tout le temps des fossiles, des pierres semi-précieuses, des petites agates, de la vitre lavée aussi. Ça van devait être remplie de fossiles. Il aimait bien ça. Il nous ramenait beaucoup de souvenirs à ses petits-enfants », se remémore la femme.
Facile d’approche, l’octogénaire n’hésitait pas à offrir ses trouvailles et à transmettre son savoir avec les gens qu’il croisait sur son chemin.
Comble de l’ironie du sort, c’est à l’endroit qu’il chérissait le plus qu’il a trouvé la mort, après un éboulement rocheux.
L’incident fait l’objet d’une enquête du coroner.
« On s’imagine qu’il était assis sur une roche en train de profiter de la belle vue et c’est un malheureux accident. Il était à la mauvaise place au mauvais moment », croit mordicus Mme Lavoie.
Les autorités locales ont rapidement bloqués l’accès au site prisé par les locaux et touristes.
Des pancartes demandant aux visiteurs de garder leur distance avec la paroi sont visibles à plusieurs endroits.
« C’est la première fois qu’on voit un événement de cet ampleur-là avec un si gros volume qui s’est décroché de la paroi, mais je ne suis pas un spécialiste », fait savoir le maire de la municipalité, Éric Dubé, qui demande aux visiteurs de bien vouloir respecter les barrières de sécurité.
Des experts se sont rendus sur le site samedi en fin de journée dans le but de mieux comprendre le phénomène.
Un portrait de la situation devrait être connu d’ici les prochains jours.
« En fait, lui, de son œil de spécialiste, il éévalue s’il y a des enjeux particuliers avec la falaise, des enjeux de sécurité à ce niveau-là et est-ce qu’il y a des recommandations à mettre en place », relate Hugo Martin, directeur régional par intérim de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
« J’espère qu’il va y avoir des conclusions qui vont en être tirées et qu’il va y avoir des précautions qui vont être prises, c’est sûr qu’on ne veut pas que ça ne reproduise à personne », souffle Mme Lavoie.
Ce qui met en quelque sorte un baume sur le cœur de sa petite-fille, c’est qu’au moins son papi s’est éteint dans le décor qui faisait battre son cœur.
« C’était sa place. Il n’y avait pas de place où il pouvait vivre ses derniers moments. C’était la. »
Les autorités locales ont rapidement bloqués l’accès au site prisé par les locaux et touristes.
Des pancartes demandant aux visiteurs de garder leur distance avec la paroi sont visibles à plusieurs endroits.
« C’est la première fois qu’on voit un événement de cet ampleur-là avec un si gros volume qui s’est décroché de la paroi, mais je ne suis pas un spécialiste », fait savoir le maire de la municipalité, Éric Dubé, qui demande aux visiteurs de bien vouloir respecter les barrières de sécurité.
Des experts se sont rendus sur le site samedi en fin de journée dans le but de mieux comprendre le phénomène.
Un portrait de la situation devrait être connu d’ici les prochains jours.
« En fait, lui, de son œil de spécialiste, il éévalue s’il y a des enjeux particuliers avec la falaise, des enjeux de sécurité à ce niveau-là et est-ce qu’il y a des recommandations à mettre en place », relate Hugo Martin, directeur régional par intérim de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
« J’espère qu’il va y avoir des conclusions qui vont en être tirées et qu’il va y avoir des précautions qui vont être prises, c’est sûr qu’on ne veut pas que ça ne reproduise à personne », souffle Mme Lavoie.
Ce qui met en quelque sorte un baume sur le cœur de sa petite-fille, c’est qu’au moins son papi s’est éteint dans le décor qui faisait battre son cœur.
« C’était sa place. Il n’y avait pas de place où il pouvait vivre ses derniers moments. »