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Droits compensatoires : l’industrie du bardeau en négociations

Publié le 31 janvier 2019 à 14:44, modifié le 1 février 2019 à 11:45

Par: Jacob Cassidy

Depuis près d’un an, l’industrie canadienne du bardeau de cèdre doit payer des taxes supplémentaires pour exporter ses produits aux États-Unis. La mesure touche durement Waska qui produit principalement pour nos voisins du sud. L’entreprise du Haut-Madawaska a dû revoir ses activités pour compenser ces surtaxes.

Le prix de vente des produits Waska a bondi dans les derniers mois sur le marché américain. L’imposition de taxes supplémentaires de 20,23 % en est la principale cause. «L’impact qu’on a avec nos clients, c’est que leurs clients au lieu d’acheter du bardeau de cèdre vont voir des prix qui sont intéressants avec des produits alternatifs», explique le directeur des ventes et du marketing, Benoît Levasseur.

L’entreprise du Haut-Madawaska doit faire preuve d’ingéniosité pour contrer ces droits compensatoires et anti-dumping. «Regarder l’automatisation, regarder pour être plus efficace au niveau de la production. C’est là qu’on va travailler dans le futur», mentionne le président, Jacques Levasseur.

La diversification de la gamme de produits a également permis d’accroitre le réseau de distribution. «On est rentré dans des grandes lignes ça a fait du bien, confie Benoît Levasseur. C’est quelque chose qui est plus stable. Ça c’est une des tactiques qu’on a pris aussi.»

Négociations en cours

Des négociations ont été entamées l’été dernier avec le département du commerce américain. Jusqu’à présent, celles-ci n’ont pas donné de résultats. «Nous avons été avisés que ça avait été rejeté du revers de la main, sans trop d’explication», relate Jacques Levasseur.

Un regroupement de producteurs de bardeaux en appellera de la décision devant le tribunal de commerce international. La fermeture du gouvernement américain dans les dernières semaines a ralenti le processus. Les négociations pourraient s’échelonner sur 18 mois.

«Le produit ne fait pas partie des négociations, n’a jamais fait partie des négociations du bois d’œuvre. On présente un produit un qui est totalement différent, un produit de finition», précise le président.

L’entreprise est confiante de pouvoir maintenir sa production et ses emplois. Les dirigeants espèrent que la crise sera de courte durée.