Dossier de la traverse : Rivière-du-Loup exige un moratoire et remet en question les analyses
Publié le 1 avril 2025 à 15:00, modifié le 1 avril 2025 à 15:24
Par: Ariane Boyer

La Ville de Rivière-du-Loup souhaite faire la lumière sur le dossier de la traverse et demande officiellement un arrêt temporaire de toutes les actions et dépenses liées à son déménagement.
Dans une résolution adoptée lors du dernier conseil municipal, on affirme vouloir « retourner toutes les pierres », une expression fréquemment utilisée par la députée Amélie Dionne. L’administration municipale soupçonne que certaines analyses pourraient avoir été orientées pour favoriser le déménagement vers Cacouna.
Pour le maire Mario Bastille, le projet de loi privé attendu cet été ne suffira peut-être pas à faire bouger les choses.
« Je ne pense pas qu’il y a quelqu’un qui s’est mis la tête dans le sable en disant : c’est sûr que la Coalition Avenir Québec va l’étudier. On voit ce qu’ils ont fait avec Stablex à Blainville. Je ne pense pas qu’ils sont très à l’écoute. Je ne suis pas certain que le projet de loi va être entendu, donc c’est un autre moyen qu’on prend pour se faire entendre », a-t-il déclaré.
La Ville prévoit d’ailleurs rencontrer prochainement la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup pour discuter des prochaines actions à poser.
La tenue d’un BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) est aussi évoquée comme une option à considérer.
« Ça, c’est sûr que ça va être une autre étape. Parce que dans l’aménagement d’un quai temporaire, selon ce qu’on comprend, il n’y aurait pas besoin de BAPE. Donc ils pourraient s’installer au quai du port de Gros-Cacouna sans consultation. Mais un quai temporaire… pour combien de temps? », soulève le maire.