Disparition de Nadia Lantin: La famille demande l’aide de la population
Publié le 1 juin 2022 à 17:18, modifié le 2 juin 2022 à 12:05
Par: Patrick Giguère
Les mois passent et toujours aucun signe de vie de Nadia Lantin. La mère de famille de 51 ans a mystérieusement disparu dans la nature en septembre dernier à la ZEC des Anses de Chandler. Pendant que la Sûreté du Québec (SQ) annonce qu’elle ne fera pas d’autres recherches cet été, la famille supplie la population de leur venir en aide.
«Je n’ai pas eu le temps de rien lui dire, ni de la prendre dans mes bras. Son absence est très dure. S’il pleut, je pleure. Si c’est l’hiver et qu’il y a une tempête, je pleure parce que je me dis qu’elle est dehors», dit la mère de la disparue, la gorge nouée par l’émotion.
Après son quart de travail le 22 septembre, Nadia devait se rendre chez sa mère à Newport, mais elle ne s’est jamais pointée.
La quinquagénaire se rendra plutôt emprunté à la ZEC des Anses pour une raison inconnue. Son véhicule sera retrouvé le lendemain enlisé dans un sentier de VTT.
« Ma fille n’était pas une fille de bois. Ma fille n’aurait jamais été là. (…) Je ne sais pas ce qui s’est passé. J’aimerais bien le savoir moi aussi», se demande Gloria Allain.
«Elle parlait de se marier l’année prochaine. Elle était très heureuse. (…) Ma sœur ne sait pas suicidée. Il lui est arrivé quelque chose. Il y a quelqu’un qui lui a fait du mal, mais je ne sais pas pourquoi», croit plutôt sa sœur Claudette.
Le corps de police provincial écarte toutefois cette hypothèse pour le moment.
«L’enquête policière démontre qu’il n’y aurait pas eu la participation d’une tierce personne qui pourrait expliquer la disparition de madame. (…) Ça c’est la bonne question: pourquoi on ne retrouve pas madame Lantin. Comme les membres de la famille, les policiers nous aussi on souhaitait la retrouver. C’est un grand mystère que seul madame Lantin possède», fait savoir le porte-parole et sergent Claude Doiron.
Des dizaines d’agents et policiers spécialisés ont été mobilisés à pied,en VTT, en embarcations nautiques et en hélicoptère. Un poste de commandement avait été érigé au deuxième étage des bureaux de la ZEC et un drone avait survolé les zones escarpées. Même l’escouade canine avait été appelée à la rescousse.La SQ n’a pas lésiné sur les ressources humaines et technologiques pour retrouver la femme, en vain.
«Tout ce qui a humainement été possible de faire a été fait l’an dernier avec 10 jours de recherches intenses», poursuit M.Doiron.
Ses proches ne se laissent pas abattre…
«On va organiser des battues et on aimerait que la population embarque avec nous autres. C’est tout ce qu’on vous demande. Aidez-nous parce qu’on vit un calvaire », souffle Claudette.
Le corps policier invite d’ailleurs les chasseurs, pêcheurs et villégiateurs fréquentant la zone à garder un œil ouvert à la recherche d’indices.
«Un seul morceau de vêtement, aussi petit qu’il soit, pourrait relancer les recherches», souligne le sergent.