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Deux projets pour la préservation de l’héritage naturel

Publié le 30 juin 2020 à 14:31, modifié le 30 juin 2020 à 14:31

Par: Elisabeth Payeur

Dans un désir de progresser dans la lutte aux changements climatiques, la Ville de Baie-Saint-Paul a identifié les secteurs à risque. Deux équipes de chercheurs s’y intéressent.

La municipalité de Baie-Saint-Paul fait partie du projet-pilote Villes-Vitrines du Canada et veut protéger son patrimoine naturel. Elle reçoit deux équipes de chercheurs, qui s’intéressent aux rives du Saint-Laurent.

Le maire, Jean Fortin, dit: «Et ses équipes là sont là pour …elles vont travailler sur quelques années à analyser l’ensemble des facteurs allant de la question climatique, mais aussi la question des marées, la question des vents, la qualité de l’eau. »

Tout d’abord, le projet sur les marais de Baie-Saint-Paul cherche à comprendre l’historique de ce milieu naturel, afin de prédire son évolution dans le temps, tout en le préservant. Olivier Jobin Careau, étudiant à la maîtrise de l’Université Laval, dit: « C’est beaucoup à titre d’offrir un outil explicatif sur un milieu qui n’a pas été beaucoup étudié.  Que les gens soient au courant de savoir c’est quoi le milieu. Aussi, de savoir comment le milieu risque d’évoluer. »

Le second projet porte sur la baie et une partie de la rivière du Gouffre. Damien Pham Van Bang, professeur à l’Institut national de la recherche scientifique, explique: « La région de Charlevoix concentre le risque sismique au Québec. Associé à cela il y a aussi des risques de glissement de terrain, d’effondrement de berge. Et puis, il y a également le risque marin.  Il y a effectivement une exposition vis-à-vis de l’érosion côtière.

L’INRS souhaite, par son étude, approfondir ses recherches au niveau des risques sismiques, des risques d’érosion et surtout de développer une méthode pratique et durable afin que d’autres poursuivent l’exploration. Damien Pham ajoute: « Une ambition forte, dans le projet INÉDINE, c’est de créer une méthodologie, proposer un outil, pour être ensuite déployé, à plus long terme et sur d’autre site. »

Le maire espère que ces études pourront servir à d’autres municipalités et permettront de protéger des zones naturelles patrimoniales.