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Deux nations, une fête: se mélanger pour abattre les préjugés

Publié le 11 août 2019 à 17:46, modifié le 12 août 2019 à 12:20

Par: Charles Laverdière

Le pow-wow de la Première Nation malécite de Viger et le Festival historique de Cacouna s’unissaient de nouveau lors de la présentation de la huitième édition de l’événement Deux nations, une fête.

Encore cette année, des milliers de personnes ont pu vivre deux expériences culturelles différentes sur un même site. «Ce n’est pas parce qu’on est deux nations qu’on est différents. Il y a quelque chose qui est commun à tout le monde, pis on est fier de montrer qu’on peut avoir chacun notre fierté, pis être fier ensemble», raconte l’un des membres du comité organisateur de Deux nations, une fête, Yvan Roy.

Plusieurs membres des nations autochtones ont été invités pour transmettre leur savoir grâce à des danses, des chants, de la musique et des cérémonies traditionnels. Pour eux, le plus important est d’informer les visiteurs au meilleur de leurs connaissances afin d’abattre les préjugés associés aux communautés autochtones.

«C’est surtout aussi pour le partage. Les gens, les visiteurs qui viennent nous voir nous posent des questions pour qu’à leur tour après ils puissent en parler aux autres pour enlever les stéréotypes», explique un membre d’une Première Nation invité pour l’événement.

Cette année, la Première Nation malécite de Viger tenait son assemblée générale annuelle en même temps que les festivités. La Première Nation a entre autre décidé de changer de nom en s’appropriant son nom d’origine: Wolastoqiyik Wahsipekuk, qui signifie les Malécites du Saint-Laurent. «Pour nous, le canton de Viger, les Malécites de Viger, ce n’est pas nécessairement quelque chose de très intéressant dans notre histoire. Oui on a déjà habité dans cette région-là, mais on a été chassé de ce territoire-là», explique le grand chef, Jacques Tremblay. La première nation a entamé des démarches avec le gouvernement fédéral pour officialiser l’appellation.