Deux bélugas retrouvés morts en une semaine
Publié le 22 juillet 2025 à 15:50, modifié le 22 juillet 2025 à 15:50
Par: Marianne Poitras
Une onzième carcasse de béluga a été retrouvée samedi dernier sur les rives du Bas-Saint-Laurent, un chiffre qui représente presque le double du total enregistré en 2024. Malgré ce constat alarmant pour certains, les experts assurent qu’il s’agit d’un phénomène naturel et bien documenté.
Environ 2000 bélugas fréquentent les eaux de l’estuaire du Saint-Laurent. Et quelques-uns d’entre eux s’échouent chaque année sur les berges. Selon le Réseau Québécois d’urgence pour les mammifères marins (RQUMM), le nombre de décès observés jusqu’ici reste dans les normes historiques.
PATRICK WELDON | Directeur de l’unité de gestion et de conservation, RQUMM
« C’est dans les normes, historiquement c’est 12, 15, 18 carcasses par année. Donc nous à date on n’est pas nécessairement inquiet pour ça. Mais nous essentiellement une fois que les carcasses vont être analysés ça va nous donner une meilleure idée de qu’est-ce qui a causé la mort de ces animaux-là. »
Parmi les carcasses découvertes cette semaine figure celle d’un nouveau-né, trouvé au début de la semaine. Sa présence n’est pas inhabituelle en cette période de mise bas.
ÉMILIE L. COUTURE | Vétérinaire spécialiste en médecine zoologique
« Présentement on entre un peu dans la saison de la mise bas de bélugas. Et puis ça peut arriver que l’on retrouve des carcasses de nouveau-né. On documente les carcasses de beluga depuis les 40 dernières années. En règle générale, on peut avoir jusqu’à trois carcasses de nouveau-né par année. »
Or, depuis 2012, ce nombre est en augmentation selon la vétérinaire. La problématique est également observable chez les femelles.
ÉMILIE.L.COUTURE | Vétérinaire spécialiste en médecine zoologique
« Donc il semble y avoir plus de problèmes associés à la mise bas chez les bélugas. Mais c’est quelque chose sur lequel on recherche activement si on veut. Mais on n’a pas encore d’explications pour expliquer ce nombre anormal de mortalités-là, qui est quand même préoccupant une espèce qui est en danger quand qu’on parle de jeunes individus et des femelles en âge de se reproduire. »
Malgré tout, selon elle, il est encore trop tôt dans la saison pour tirer des conclusions. Le RQUMM invite le public à signaler toute observation de mammifère marin en difficulté ou échoué afin de soutenir les efforts de conservation de cette espèce en voie de disparition.