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Nouvelles

Deux ans de lock-out chez Bérubé GM

Publié le 6 juillet 2018 à 17:30, modifié le 6 juillet 2018 à 17:30

Par: Carl Vaillancourt

Le lock-out qui touche les 10 travailleurs de la section garage du concessionnaire automobile Bérubé GM de Rivière-du-Loup perdure depuis deux ans, puis rien n’indique que la situation est sur le point de se régler.

Les 10 travailleurs qui occupent des postes de commis aux pièces, mécaniciens automobiles, peintres ou employés attitrés au lavage des véhicules seront en lock-out depuis maintenant deux ans officiellement ce dimanche. Le 8 juillet 2016, un différend entre une partie des employés et Bérubé GM sur la nouvelle négociation de la convention collective pour la section garage de l’entreprise, a poussé l’employeur a faire appel à une mesure exceptionnelle, celle du lock-out.

Au moment du déclenchement du conflit de travail, l’équipe du garage était composée de 13 employés. Depuis le premier jour, trois membres ont démissionné pour des raisons personnelles ou encore parce qu’ils avaient trouvé un emploi ailleurs. Malgré le piquetage qui perdure depuis 24 mois, les employés entendent continuer à se battre pour conserver leurs acquis.

« Le moral est bon. On a des périodes plus faciles, des périodes moins faciles, mais on n’a pas le choix : il faut tenir le fort. Sinon, on va reculer dans nos acquis des années passées, ça se peut pas», a révélé celui qui évoluait comme commis aux pièces depuis huit ans avant le lock-out, Jean-Claude Valcourt.

 

Les demandes patronales jugées inacceptables

À la fin de la dernière convention collective, le patron de Bérubé GM, Patrick Bérubé, avait fait part de ses intentions quant aux nouvelles conditions de ses salariés. Ce dernier avait posé deux conditions, soit une baisse de 5,5% des prestations versées par l’employeur dans les régimes de retraite des employés et un gel salarial pour les deux prochaines années.

Insatisfaits des propositions apportées par leur patron, les travailleurs ont décidé de refuser ses conditions, c’est ce qui a entraîné le conflit de travail.

Un conciliateur attitré par le Tribunal du Travail a même été nécessaire pour tenter de réconcilier les deux parties. Depuis le début des négociations, M. Bérubé a consenti à retirer sa demande de diminuer la contribution patronale au régime de retraite de ses employés. Toutefois, il est revenu à la charge avec la proposition d’une baisse salariale de 4% pour ses travailleurs. Une situation jugée inacceptable par le représentant du Syndicat National des Employés de Garages du Québec (SNEGQ), Gilles Prud’homme.

« On n’a jamais consenti à une baisse salariale de 4%. On avait proposé une augmentation plus faible du salaire au fil des années. On croyait avoir une entente avec l’employeur en avril 2018, il y a déjà deux mois. Et finalement, on ne s’entend pas sur les textes finaux, les échelles salariales finales», a fait valoir Gilles Prud’homme.

 

Un climat difficile anticipé

Impossible de savoir pour les employés quand ils reviendront à leur poste de travail, mais certains d’entre eux ont avoué que la pilule passait difficilement après deux ans de piquetage. Ils entendent toutefois laisser ce conflit derrière eux, une fois leur retour au travail.

« On oubliera pas ça, c’est évident. À un moment donné, ce qui est en arrière est en arrière et faut repartir de l’avant à un moment donné », a-t-il expliqué.

Selon les informations obtenues par CIMT Nouvelles, 3 des 10 employés qui doivent revenir une fois le conflit terminée, recevront une indemnité de départ vers la retraite.

Toutefois, rien n’indique que les employés s’approchent d’un retour au travail. Aucune négociation n’a eu lieu depuis la présumée offre acceptée par les deux parties en avril dernier qui a finalement été refusée à la toute dernière minute.

Le conciliateur au dossier devrait justement réunir les deux parties dans les prochaines semaines afin de recommencer les discussions afin d’arriver à une entente finale.

Le propriétaire de l’entreprise, Patrick Bérubé, n’a pas retourné nos appels vendredi.