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Des projets citoyens d’aires protégées sont mis sur la table

Publié le 12 novembre 2025 à 14:42, modifié le 12 novembre 2025 à 14:42

Par: Marion Lavergne

Des citoyens se réunissent autour de la table cet automne pour discuter de projets d’aires protégées en Gaspésie. Le ministère de l’Environnement s’est fixé l’objectif de protéger 30 % du territoire québécois d’ici 2030. Les Gaspésiens ont répondu à l’appel.

Cette semaine, c’est au tour des citoyens de la MRC de Bonaventure de faire valoir leurs projets de conservation à une table de concertation.

« Il y a un engouement majeur des acteurs du territoire, des citoyens, pour protéger des endroits de toute beauté », souligne Deniz Frizat, chargé de projet au Conseil régional de l’environnement Gaspésie.

« S’il y a pas de gens comme nous autres qui se lèvent debout pour protéger des écosystèmes, on a l’impression qu’il y a rien qui va avancer ou, au contraire, que tout va reculer », s’exclame Pascal Henry, président de l’Association citoyenne Mission Rivière.

Le Conseil régional de l’environnement Gaspésie sert d’intermédiaire entre les projets citoyens et le ministère de l’Environnement.

« Idéalement, encore une fois, on attend une réponse, du moins une position du gouvernement quant aux suggestions et recommandations qui auront été émises lors des tables de concertation début 2027 », explique M. Frizat.

Mission Rivière, une association citoyenne pour la conservation de la rivière Bonaventure et de ses berges, a profité de l’occasion pour tenter de renforcer la protection du cours d’eau.

« C’est vraiment d’essayer de trouver un espèce de compromis avec l’industrie forestière, l’industrie minière, pour s’assurer qu’il y ait une espèce de pérennité, que ce secteur-là soit conservé pour toujours », précise M. Henry.

L’association vise non-seulement à protéger l’écosystème de la rivière, mais aussi à conserver les activités touristiques et les activités de pêche de manière durable. Par contre, M. Henry juge certaines actions du gouvernement un peu contradictoires.

« Il y a un manque de communication entre les ministères. Le ministère de l’Environnement nous demande de déposer des projets d’aires protégées. De l’autre côté, le ministère des Ressources naturelles se prépare à aller bûcher dans le secteur où est-ce qu’il devrait pas aller », déplore M. Henry.

C’est pourquoi le processus de concertation vise entre autres à faire le pont entre l’environnement et l’économie.

« Cette démarche ne vient absolument pas faire opposition au développement économique, bien au contraire. Il doit faire partie d’une cohésion et d’une réflexion qui intègre toutes les parties prenantes de la société », conclut M. Frizat.