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Des programmes d’aide salariale au secours du diocèse d’Edmundston

Publié le 22 février 2021 à 16:20, modifié le 22 février 2021 à 16:20

Par: Gilles Duval

La Covid-19 n’a épargné aucun secteur de la société au cours des 12 derniers mois. En raison de la fermeture temporaire des églises et l’importante diminution de revenus, le Diocèse d’Edmundston a dû avoir recours aux prestations salariales d’urgence pour pouvoir payer son personnel et ses prêtres.

Cette situation, c’est du jamais vécu dans l’histoire du Diocèse d’Edmundston et ailleurs au Nouveau-Brunswick.

«Maintenant, faut penser que les prêtres paient de l’assurance-chômage comme tout le monde. On n’avait jamais envisagé qu’ils aient besoin d’avoir recours à ce service mais on a opté pour le faire», a dit l’évêque d’Edmundston, Mgr Claude Champagne.

Le passage aux différentes phases a occasionné la fermeture des églises durant plusieurs semaines. Par la suite, une limite de 50 personnes a été imposée pour les célébrations eucharistiques, une double situation qui a grandement affecté les revenus.

«Dans l’ensemble, nos paroisses sont vulnérables. Le jour où on nous a dit de fermer les églises, très rapidement on a été en mesure de dire on ne peut plus payer les personnes qui travaillent pour l’Église, les prêtres inclus…», a-t-il expliqué.

Une aide financière a été réclamée auprès des différents programmes d’aide mis en place. Le diocèse envisage d’y avoir recours à nouveau pour le récent confinement total décrété au Nord-Ouest.

«Avec le mois de janvier, ça s’est précipité; orange, rouge, confinement total. Il est évident que lorsqu’on va revenir sur ces semaines-là pour faire appel à ces programmes-là », a poursuivi Mgr Champagne.

La pandémie a bouleversé le fonctionnement habituel des paroisses. De nouvelles initiatives ont été envisagées pour maintenir le contact avec les fidèles.

«La foi, ça se vit côte à côte. Lorsque ce n’est pas possible, on a recours aux autres moyens. Maintenant ça va être un peu de la pastorale hybride si on veut;. Oui, il y aura des choses en présentiel car on peut se rassembler et il y aura des choses qu’on va faire par Zoom, par Skype».

Le diocèse dit que ce n’est que lorsque la situation sera revenue à la normale qu’il aura un aperçu global des impacts de la Covid-19.

«Lorsque la pandémie sera finie, on va essayer de comprendre où on est rendu. Pour le moment, on assure d’annoncer l’Évangile, de le célébrer, de le vivre, de le partager avec les moyens du bord», a continué Mgr Champagne.

Entretemps, les cérémonies dominicales en présence des fidèles ont repris en fin de semaine.