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Des parents prêtent une partie de leur maison pour en faire des garderies

Publié le 6 août 2021 à 17:38, modifié le 6 août 2021 à 17:38

Par: Antoine Pelland-Ratté

Bonne nouvelle pour bien des familles. Ottawa a accordé six milliards de dollars sur cinq ans au Québec pour créer des milliers de places en garderies subventionnées. Mais pour certains parents, pas question d’attendre. L’une des solutions : prêter une partie de leur maison à une éducatrice.

Mathieu Dumais et sa conjointe vivaient auparavant au Texas. Ils ont emménagé à Rivière-du-Loup en juillet avec leur poupon de 14 mois. Ils ont constaté à la dure qu’au Québec … c’est un casse-tête de trouver une place en garderie.

« Après que j’aie appelé toutes les personnes sur toutes les listes et qu’on m’a dit que mon garçon était numéro 400 … 400 sur la liste d’attente … j’ai dit : là il faut trouver une stratégie différente », lance le jeune père.

Il a donc pris les grands moyens : il va réaménager son sous-sol puis le louer à une éducatrice, qui s’occupera de six enfants.

« On assume tous les coûts. C’est sûr que pour le futur ça va nous revenir. On veut une belle place pour notre garçon ! »

Sa femme et lui sont toujours à la recherche de l’éducatrice qui travaillera ici. Des démarches sont en cours avec le bureau coordonnateur du CPE de Rivière-du-Loup pour mettre sur pied ce beau projet … qui pourrait aller encore plus loin !

« Le projet original va être pour quelqu’un qui serait intéressé, d’acheter une maison, de louer la maison à cette personne-là, pour ensuite faire une location-acquisition pour qu’elle puisse la racheter plus tard », explique-t-il.

Mathieu Dumais espère encourager d’autres parents à offrir des locaux pour en faire une garderie en milieu familial. Des éducatrices y trouvent aussi leur compte …

Depuis juin, Jessica Saint-Jean loue le sous-sol de cette maison à une mère de deux enfants de Rivière-du-Loup.

« Dans le fond, moi j’étais en CPE, alors ça me mettait à ne pas toujours avoir des heures stables toutes les semaines, explique-t-elle. Quand j’ai vu l’annonce, j’ai décidé de me lancer et de voir ce que ça allait donner et je ‘n’ai aucun regret. »

Cette éducatrice, qui a plusieurs années d’expérience, se réjouit des conditions de travail en milieu familial.

« Tomber à six, ça fait différent, mais ça fait une ambiance qui est justement plus chaleureuse. J’ai plus le temps aussi avec chaque enfant. C’est le plus beau métier du monde. »

Le plus beau métier du monde … qui attire cruellement peu de nouvelles recrues.