Des frais imposés par Saint-Aimé-des-Lacs dérangent
Publié le 22 juin 2018 à 15:51, modifié le 22 juin 2018 à 17:17
Par: CIMTCHAU
Le rodéo de Charlevoix commence officiellement aujourd’hui, mais ce qui retient l’attention, c’est que la municipalité de Saint-Aimé-des-Lacs a décidé de taxer les campeurs pour l’eau potable. Une décision qui semble diviser le conseil et qui déçoit les organisateurs de l’événement.
Un conseiller de Saint-Aimé-des-Lacs a pris par surprise ses collègues, en proposant de charger à l’organisation du Rodéo 25$ pour chaque roulotte qui utiliserait l’eau potable de la municipalité sur le site de l’Hippodrome. La résolution a été adoptée quatre contre trois, ce qui a grandement déçu la mairesse.
«Ça m’a été apporté à la dernière minute. Ça n’a pas été discuté au caucus avant. Charger des gens à deux semaines de l’événement, ça ne se fait pas, dans ma tête à moi. Je suis mal à l’aise», avoue Claire Gagnon.
Tout a commencé avec le G7. Pendant environ trois semaines, l’organisation a loué le site et 200 roulottes. La municipalité avait alors chargé 100 dollars par installation, pour l’accès à l’eau potable.
Les organisateurs de l’évènement ont avisé leur clientèle sur Facebook qu’ils ne pourraient pas fournir l’eau potable cette année, en raison d’un tarif « surprise et exagéré » de la part de la municipalité. La publication a fait énormément réagir.
«On va se débattre de ça, c’est certain. On espère que ça ne restera pas comme ça parce qu’on ne veut pas pénaliser les festivaliers et pour leur amener un plus, il faut leur amener de l’eau et des infrastructures le fun. Pour nous c’est un hic, mais on passe outre à ça, parce qu’il y a tellement autres choses, on a tellement de plaisir, on ne veut pas s’attarder à ça. C’était un must, un plus, mais personne n’a annulé pour une raison comme ça», est toutefois soulagé de constater le président de l’événement, Sébastien Harvey.
En attendant, un camion-citerne circule sur le site pour accommoder les festivaliers.
«C’est sûr qu’on remplit nos réservoirs mais avec les chevaux, on aime ça se doucher, la vaisselle. C’est sûr qu’avoir l’eau potable ce serait vraiment bien. Est-ce que cette situation c’est une première pour vous de voir ça ? Oui», avoue une dame.
Claire Gagnon invite ses citoyens à venir contester cette décision à la prochaine séance du conseil, pour éviter que la situation se répète l’an prochain.