Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Des familles privées de transport scolaire le midi

Publié le 15 janvier 2021 à 17:29, modifié le 15 janvier 2021 à 17:29

Par: Fabienne Tercaefs

Depuis la reprise de l’école, le transport scolaire du dîner a été coupé pour plusieurs familles de la région. C’est le cas à Saint-Alexandre. Elles demandent des alternatives

 

Désormais, Alex et Maxime prennent l’autobus avec leurs boites à lunch. Ils ne peuvent plus rentrer dîner chez eux. «On avait eu une lettre début décembre disant que le transport allait être interrompu dans notre côté de Saint-Alexandre», explique le père des 2 garçons, Simon Lavoie.

 

Les rangs à l’Est de la route 289 ne sont plus desservis, ce qui représente une dizaine d’enfants. Tandis qu’à l’Ouest, le service est maintenu. Une décision incomprise par les parents concernés.
«Pour un petit garçon de 9 ans, il me dit maman je me sens étiqueté. Pourquoi que nous on perd versus de l’autre côté on le garde ?» affirme une mère de famille dans la même situation, Mélissa Denis. «On n’est vraiment pas privilégiés dans ce sens-là. Ça démontre un petit peu d’injustice  envers nous autres», ajoute Simon Lavoie.

 

Le centre de services scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup évoque des raisons budgétaires et affirme réserver une place en service de garde le midi pour les enfants sans autobus. «Pourquoi ils ne sont pas capables de nous proposer autre chose. Un montant temps du kilométrage ? On est prêt à faire notre bout de chemin pour garder notre service mais cela ne nous a pas été proposé. Tout a été rejeté», continue Mélissa Denis. «On était prêt à donner un petit peu plus et de garder le réseau. Finalement ça a été rejeté du revers de la main», ajoute Simon Lavoie.

La mesure est également dénoncée par la mairesse de Saint-Alexandre qui voit un frein pour le développement de la municipalité. «Je suis en pleine croissance. Là on a vu la population, j’ai 51 résidents de plus, j’ai des jeunes familles, et puis il y a 35 bébés, cherchez en,  il n’y a pas tant de municipalités qui ont ça», explique Anita Ouellet Castonguay.

Le directeur général compte revoir les parcours de l’ensemble du territoire. « C’est un chantier que l’on va entreprendre au printemps pour justement faire en sorte que les ajustements qu’on va faire à sur la pérennité du service», affirme le directeur général du centre de services scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup, Antoine Déry.

La mairesse entame également des démarches de son côté pour tenter de faire avancer son dossier.