Des entrepreneurs madelinots veulent modifier une loi provinciale
Publié le 2 juillet 2026 à 16:42, modifié le 2 juillet 2026 à 16:43
Par: Leo Hudon
Des entrepreneurs madelinots du domaine de la construction souhaitent faire modifier une loi provinciale afin de leur donner un avantage lors de l’attribution de contrats locaux.
Le 30 juin dernier, ils ont rencontré la Municipalité des Îles. À cette occasion, un avocat de la municipalité leur a expliqué que, légalement, il n’était pas possible de les prioriser . Malgré tout, les entreprises se disent reconnaissantes du temps qui leur a été accordé.
28 entrepreneurs madelinots du domaine de la construction ont contacté le député des Îles, Joël Arseneau. L’objectif : pouvoir prioriser les entreprises locales lorsqu’il y a un écart de 10 % ou moins dans les soumissions.
« Ce qu’on veut, c’est s’asseoir avec lui, avec la municipalité, avec la Chambre de commerce, puis voir ce que serait la meilleure manière d’amener ça. Pour voir s’il y a moyen de faire une modification [des lois] ou un décret spécial pour la municipalité des Îles, comme on a déjà le décret sur l’insularité », explique la présidente des Constructions des Îles, Sarah Clark.
La loi visée est la Loi sur les contrats des organismes municipaux. Une entreprise ne peut pas être exclue d’un appel d’offres parce qu’elle provient d’une autre région ou d’une autre province visée par les accords commerciaux, à l’exception des contrats de moins de 139 000 $.
« Les règles sont plus exigeantes. Plus les contrats montent en valeur, plus les exigences augmentent, plus la marge de manœuvre est mince. C’est-à-dire que, pour des contrats de 139 000 $ et plus, on a l’obligation d’aller en appel d’offres ouvert », explique le maire de la municipalité des Îles, Antonin Valiquette.
Ce dernier souligne que modifier cette loi demandera beaucoup d’efforts.
« On comprend que ce n’est pas quelque chose qui va se faire du jour au lendemain. On sait que, si on s’embarque là-dedans, ça va être extrêmement long et extrêmement compliqué, mais on se dit que ça va nous amener quelque chose de très positif à la fin », affirme Sarah Clark.
Celle qui a initié le projet est consciente qu’il serait difficile de donner un statut spécial à l’archipel. Elle se dit donc ouverte à collaborer avec d’autres régions éloignées.
« C’est sûr que plus il y a d’appui, plus on peut aller loin. Comme je dis, on est vraiment au tout début du processus. On n’est vraiment pas rendu au stade final de la chose, mais c’est là qu’on veut en venir », conclut la présidente des Constructions des Îles.
Les entrepreneurs des Îles doivent discuter avec Joël Arseneau demain. Il reste maintenant à connaître sa position sur le dossier.