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Des employés de la Sépaq en mobilisation pour des salaires plus équitables

Publié le 6 août 2024 à 16:20, modifié le 6 août 2024 à 16:24

Par: CIMTCHAU

Cet après-midi, au parc national du Lac-Témiscouata, des employés de la Sépaq se mobiliseront pour revendiquer leurs conditions de travail. Actuellement, leur rémunération moyenne est de 16,59 $ de l’heure, à peine au-dessus du salaire minimum. Les travailleurs indiquent que ce taux horaire est insuffisant pour suivre l’inflation.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a organisé cette tournée à travers divers parcs nationaux pour attirer l’attention du public concernant leur rémunération. La Sépaq a un revenu annuel de plus de 930 millions de dollars.

Nicolas Gauthier, président régional du SFPQ pour le Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Côte-Nord, explique: « Les gens sont surpris parce qu’ils s’attendent toutes là au niveau du système public que l’on gagne 25, 30, 35 $ de l’heure tandis que quand on dit que la moyenne est de 16,59 $, ils sont vraiment surpris. Ça soulève des questions sur la qualité des services que nous offrons, et ils savent que, quand ils viennent ici, ils vont être bien servis. »

De nombreux visiteurs du parc ont exprimé leur choc face à ces salaires insuffisants. « Oh… c’est gênant ! Non, ce n’est pas beaucoup, et je souhaiterais aux dirigeants de la Sépaq d’avoir ce salaire-là. »

Un autre acquiesce : « Ça ne me semble pas beaucoup. Les Sépaq, on en a fait plusieurs et ils sont tous très bien entretenus. Je n’ai jamais vu des salles de bain aussi propres et aussi bien entretenues. Les sites sont grands, faciles d’utilisation ; tout est parfait. »

Selon certains visiteurs, ce salaire n’est pas en mesure d’augmenter la rétention et la fidélisation des employés. Le SFPQ appelle à une action plus déterminée de la part des autorités pour améliorer les conditions de travail et maintenir des services de qualité.

« Moi ce que je dis, c’est qu’il faut faire pression, pression, pression, et il faut appuyer. On a besoin de la population pour dire qu’on veut continuer à avoir de bons services, et pour garder notre monde, il vaut mieux les payer. » conclut Nicolas Gauthier.

La convention collective des employés est échue depuis le 31 décembre 2023.