Des citoyens de Paspébiac réclament des mesures d’atténuation de vitesse
Publié le 25 septembre 2025 à 16:33, modifié le 26 septembre 2025 à 09:22
Par: Patrick Giguère
Des résidents de Paspébiac dénoncent la vitesse excessive dans Des rues résidentielles de la municipalité. Vidéo de surveillance et témoignages à l’appui, ils réclament des mesures concrètes pour protéger les enfants et les piétons.
Le fléau est devenu si préoccupant aux yeux de certains qu’un groupe Facebook a été créé pour recueillir les doléances et éventuellement faire pression sur la Ville pour rendre certaines rues plus sécuritaires.
« Je n’ai pas l’impression que c’est de la mauvaise foi. Ce sont des grandes lignes droites, il n’y a pas beaucoup d’arrêts. La limite de vitesse est de 60 km/h dans les avenues, c’est beaucoup. On a des enfants et ça jouent en bordure de rue», indique Julie Bureau.
La mère de famille est la créatrice du groupe Pour des avenues sécuritaires à Paspébiac, qui regroupe plus d’une centaine de membres sur les réseaux sociaux.
Inquiète pour la sécurité de ses enfants, la femme indique qu’elle doit continuellement téléphoner à la voirie pour que les dos-d’âne soient installés dans sa rue chaque été. Mais cette année, sa demande a été refusée.
«Pis les raisons qui sont données pour ne pas les installer, ce sont des raisons complètement stupides : On va briser l’asphalte, ce n’est pas légal », énumère la massothérapeute.
Par courriel, la Ville indique que l’achat de radars pédagogiques ou d’affichage de sensibilisation est prévu dans le prochain budget. Quant au dos-d’âne, ils seront installés au site du Banc.
« L’achalandage est beaucoup plus élevé. Comme les véhicules passe près de notre air de jeu, nous avons pris la décision que ces dos d’âne soient installés à cet endroit pour forcer les passants à ralentir. Ceux-ci ne seront pas installés cette année, car nous devons les retirer à l’automne avant l’arrivée de l’hiver. Ils seront en place dès l’an prochain», écrit l’agent aux communications de la Ville de Paspébiac, Yanick Boudreault.
« La Ville a aurait choisi d’installer les dos-d’âne qu’elle possède au Banc de pêche, qui est parsemé de nids de poule. On ne peut pas rouler là-bas. La ville a choisi de les installer la plutôt que dans nos avenues où on a des problèmes avec la vitesse » lâche Mme Bureau.
La possibilité d’abaisser la limite de vitesse à 50 km/h dans les avenues a été étudiée puis écartée, puisqu’elle impliquerait l’obligation de placer un signaleur devant le souffleur de déneigement.
« C’est un poste qui est excessivement difficile à combler, en plus d’augmenter de façon accrue la sécurité de cet employé qui doit passer plusieurs heures devant un équipement qui peut s’avérer mortel en cas d’accident », ajoute le fonctionnaire.
Les autorités municipale indiquent être bien au fait du problème soulevé par la population.
« Soyez rassuré que notre équipe continue de travailler à trouver des solutions pour permettre à nos citoyens et citoyennes de vivre dans un endroit plus que sécuritaire. (…) Nous profitons de cette occasion pour rappeler aux utilisateurs de la route des restés sécuritaires lors de leurs déplacements. Un enfant, un animal ou un autre utilisateur de la route est si vite sorti de nulle part », précise le responsable des communications.
La mère de famille a confiance que les élections municipales pourront faire avancer le dossier.
« J’ai l’impression que ça pourrait aider, je l’espère », termine Julie Bureau.