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Des aînés qui se disent victimes de discrimination

Publié le 30 avril 2020 à 17:24, modifié le 30 avril 2020 à 17:46

Par: Louis-Philippe Arsenault

Depuis le début de la pandémie, on tente de protéger les personnes âgées de 70 ans et plus de la région. Certains d’entre eux se disent toutefois victimes de discrimination et de commentaires désobligeants.

 

 

Un résident d’un centre pour personnes âgées qui a préféré garder l’anonymat étouffe. Lui qui souffre d’importantes douleurs lombaires chroniques a comme prescription médicale, la marche rapide, mais ces derniers temps, cette activité physique banale, ne se fait pas sans commentaires désobligeant des autres résidents. « Il faut que je sorte et que j’aille marcher, je respecte toutes les consignes »,  mentionne ce locataire d’une résidence pour personnes âgées. « On subit des agressions, pas physique, mais verbale, je vous dis que ce n’est pas drôle », ajoute-t-il.

 

Il n’est pas le seul, Marylin Arsenault, travailleuse de milieu à la FADOQ de la Gaspésie-Île-de-la-Madeleine a reçu de nombreux témoignages du genre concernant des personnes âgées qui sortaient faire leurs courses. « Certains directeurs ou propriétaires de commerçant ont appelé dans les résidences pour leur dire « t-elle personne s’est présentée chez nous » des choses comme ça. On se questionne à quel point c’est légal tout ça », a-t-elle affirmé.

Sur le site Québec.ca, le message est clair : « Les personnes âgées peuvent sortir marcher ou aller se procurer de la nourriture en respectant les consignes sanitaires recommandées ».

Renée Blouin, directrice de la FADOQ en Gaspésie-Île-de-la-madeleine comprend que cette population est beaucoup plus à risque. Les isolés du monde n’est pas la solution n’ont plus selon eux. « Ils sont plus vulnérables de par leur âge, leur physionomie » Ils vivent « Beaucoup de détresse psychologique et de solitude », a-telle admis.

Le locataire anonyme à qui nous avons parlé ajoute, « Il faut rester positif malgré les jours que je viens de passer, parce que j’ai passé proche de passer à l’acte. Il y a beaucoup, beaucoup de personne qui sont en détresse, c’est normal après un confinement comme celui-là, c’est normal, ils sont comme dans une prison », explique-il.

Une conception que les personnes travaillant auprès des personnes âgées tentent de changer, en organisant des activités, comme des bingos de balcon.

Si vous souffrez de solitudes ou de détresse, les organismes vous rappellent qu’ils sont là.

« On prend tout le monde, si vous avez une détresse, appelez-nous, vous n’avez pas votre carte FADOQ appelez nous quand même, ça va nous faire plaisir », assure Mme Blouin.

 

Vous avez besoin d’aide?

Tell aide: 1 877 700-2433

Écoute entraide : 1 855 365-4463

FADOQ : 1 800 828-3344