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Nouvelles

Député en temps de crise

Publié le 29 avril 2020 à 12:31, modifié le 29 avril 2020 à 16:44

Par: Raphael Brouillette

Les députés de nos régions sont grandement sollicités depuis le début de la crise. Notre équipe a rencontré le député fédéral Bernard Généreux pour qui le quotidien est complètement bousculé depuis quelques semaines.

Nous nous sommes rendus chez lui à Saint-Roch-des-Aulnaies, où il a été question de son rôle durant cette période jamais vue. Parce qu’il est le visage du gouvernement fédéral dans Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup les gens se sont tournés vers lui pour se retrouver dans ce tsunami d’annonces de prêts ou d’aides d’urgence. Ça a demandé à son équipe et lui un rythme de travail parfois jusqu’à 15 heures par jour. Il a bien senti l’inquiétude des travailleurs et entrepreneurs.

« Les gens avaient le besoin de se faire rassurer à nouveau, ils nous rappelaient. Et c’est correct on est là pour ça. Je ne pensais jamais que le mot servir avait une définition aussi importante dans ma vie. »

Les méthodes de travail ont aussi évolué puisque toutes les rencontres se font en ligne maintenant, ce qui favorise le télétravail. il a dû se rendre à Ottawa une fois afin de siéger, mais passe le reste de son temps à son domicile. Du point de vue personnel, il a pris conscience, encore plus qu’avant, de l’importance de l’achat local. Ça a changé sa façon de voir la consommation. Il soutient que c’est le seul moyen qui assurera une survie de l’écosystème économique dans le Bas-Saint-Laurent.

La reprise économique sera longue

L’élu de 58 ans qui aussi copropriétaire d’une entreprise d’impression à La Pocatière a été touché directement par la crise. Il soutient qu’entre 12 à 18 mois seront nécessaires avant que l’économie puisse retrouver son rythme d’avant. Il y aura selon lui plusieurs PME qui fermeront en raison d’un manque de liquidité. « Un deuxième tsunami nous attend cet automne quand les entreprises devront rembourser les prêts ».

Il aimerait que davantage de programmes d’aide soient mis en place pour le milieu des affaires puisque  ce sont eux qui devront réembaucher leurs employés. C’est l’inconnu qui attend les entrepreneurs.

« On va se relever. Ma crainte n’est pas de savoir si on va se relever ou non. Il y a un élément depuis cette pandémie qu’on n’a pas  et qu’on ne connaît toujours pas et c’est la durée. La durée quand il faut que tu prennes des décisions d’affaire, c’est très difficile. »