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La démission de la mairesse de Chandler exigée

Publié le 8 octobre 2019 à 12:17, modifié le 8 octobre 2019 à 12:55

Par: Etienne Malouin

C’est dans un climat tendu que les conseillers municipaux de Chandler ont demandé majoritairement la démission de la mairesse hier soir. Ils ont déposé une motion de blâme contre Louisette Langlois. La mairesse a rejeté les accusations portées contre elle et a assuré qu’elle restera en poste.

C’est en évoquant un possible complot entre la mairesse et des citoyens pour faire tomber un élu actuel, que la démission de la mairesse a été demandée de façon majoritaire hier soir.

« Madame Langlois et son sous-comité voulaient détruire et même discréditer un des membres du conseil. Lui, c’était contre ses valeurs de rentrer et de briser l’intégrité et la réputation d’un conseiller. Donc il s’est retiré et nous a transmis l’information que madame Langlois lui transmettait par courriel », explique le conseiller municipal Bruno-Pierre Godbout.

TVA Nouvelles a obtenu copie des messages en question écrits par la mairesse, et transmis à un citoyen. Messages qui citaient les noms de deux membres de l’administration municipale qui ont porté plainte contre la mairesse pour harcèlement auprès de la CNESST. Pourtant, les procureurs de la municipalité lui avaient fortement déconseillé de partager l’information, étant donné qu’un règlement hors cour avait été obtenu entre les deux plaignants et la Ville. Lorsque questionnée sur le sujet, la mairesse s’est défendue en mentionnant que l’information circulait déjà dans la municipalité.

« Mais il y a des conseillers qui l’ont dit.  Je n’ai pas l’obligation de répondre à vos questions. Je n’ai pas l’obligation de répondre à quoi que ce soit », explique la mairesse Louisette Langlois.

Selon Bruno-Pierre Godbout, des citoyens présents auraient volontairement détourné la période de questions au sujet de la motion de blâme.

« On vous a dit qu’il y avait de l’information qui était transférée donc ce soir ce sera aux citoyens de juger. Mais je pense que c’était volontaire que le débat soit orienté vers le directeur des travaux publics pour camoufler la motion de blâme et la démission de madame Langlois », ajoute-t-il.

Des plaintes formelles ont été transmises par une majorité de conseillers, auprès de la Commission municipale du Québec qui elle devra trancher dans ce dossier.

«On verra la suite des choses. La semaine dernière il n’y a pas eu de séance de travail. On a évoqué les faits que l’on ne voulait plus travailler avec elle et ça va demeurer », insiste le conseiller.

La Commission municipale a déjà attribué deux suspensions dans le passé à Louisette Langlois. Les frais juridiques reliés aux procédures ont déjà couté près de 150 000$ aux citoyens. Les conseillers demandant la démission de la mairesse espèrent qu’une possible 3e suspension ne fasse augmenter cette facture.