Délais ambulanciers : fini les horaires de faction à Saint-Jean-Port-Joli
Publié le 25 août 2025 à 15:11, modifié le 25 août 2025 à 15:37
Par: Megan Maltais
Après plusieurs années de travail acharné, le service ambulancier de Saint-Jean-Port-Joli est entré dans une nouvelle ère. Le secteur de L’Islet-Nord est enfin desservi par des ambulances avec des horaires à l’heure.
Ça aura pris 8 ans avant d’arriver à ce dénouement qui est plus que positif. Rappelons que les horaires de faction avaient été mis en place au Québec en 1989 de manière temporaire… Cette conversion est donc considérée comme historique par les principaux concernés.
Une nécessité
Dimanche matin, l’ambulance 87 a effectué son premier quart de travail sur un horaire à l’heure. Un moment qui était plus qu’attendu… et nécessaire.
« Ça vaut le coup pour notre population, on n’a pas le choix. C’est tellement important d’avoir les services d’une ambulance rapidement. Des fois il faut mettre un peu de pression pour que les dirigeants se mettent à investir, mais je pense qu’en investissant tôt, lorsqu’une personne fait le 911, au bout du compte on est gagnant », explique le président de Comité d’action citoyenne de L’Islet-Nord et paramédic, Stéphane Lévesque.
Plusieurs avantages
Il s’agit d’une victoire sur toute la ligne pour le secteur de L’Islet-Nord. En plus de bonifier la qualité du service, 4 postes à temps plein ont été créés, ce qui va augmenter l’attractivité et la rétention des paramédics. L’horaire à l’heure est aussi accompagné d’un investissement rétroactif chaque année de 960 mille dollars de la part de Québec.
« Depuis l’abolition des services d’urgence au CLSC, le seul accès qu’on a aux services d’urgence, c’est le service ambulatoire. On souhaitait depuis de nombreuses années, à peu près 10 ans, à obtenir un service ambulatoire stable qui répond aux besoins de la région », ajoute le maire de Saint-Jean-Port-Joli et préfet de la MRC de L’Islet, Normand Caron.
8 minutes
Le temps de réponse est amélioré de 8 minutes par intervention. Dans des situations extrêmes, ces 8 minutes peuvent faire la différence entre la vie ou la mort. « Ça peut reprendre un cœur mort ou un cœur en vie. 8 minutes de douleur d’infarctus, vous poserez la question à des gens que je connais et ils vont dire oui. Ce 8 minutes là, on peut sauver une vie », indique Gilles Labrecque.
C’est la seule conversion qui a été acceptée pour le CISSS de Chaudière-Appalaches. Dans les dernières années, les découvertures ambulancières étaient importantes dans le secteur.
« Il y a des gens qui prenaient leur véhicule la nuit et qui se rendaient à l’urgence de Montmagny sans appeler l’ambulance. Ils se disaient « ça va prendre trop de temps, donc on n’y va par nos propres moyens », souligne Normand Caron.
La première ambulance est disponible 24h sur 24 et la deuxième est en service 8h par jour la semaine et 10h la fin de semaine.