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Décès des deux pompiers : leur fédération demande une volonté politique

Publié le 15 mai 2024 à 09:25, modifié le 15 mai 2024 à 15:06

Par: Jérôme Gagnon

Plusieurs recommandations ont été soumises mardi durant l’enquête du coroner sur la mort des deux pompiers de Saint-Urbain. La Fédération québécoise des intervenants en sécurité incendie a entre autres exigé une série de changements.

La fédération demande aux différents paliers gouvernementaux d’accorder les budgets requis aux municipalités. Il s’agit d’une des six recommandations émises par le vice-président de l’organisation, qui a témoigné ce matin au palais de justice de La Malbaie.

André Bourassa souhaite aussi que les municipalités comme Saint-Urbain statuent sur les différents services offerts et prévoient des ententes de services pour combler des lacunes. Il a été question également de munir les pompiers de dispositifs de localisation soit des GPS ou des réflecteurs passifs. André Bourassa et la fédération misent également à vouloir changer la culture. Ils souhaitent que les différents partenaires s’allient afin d’inculquer une culture de sécurité civile.

Marc Morin, directeur de l’analyse et des politiques du ministère de la Sécurité publique, a suivi. Il a présenté et expliqué la réglementation en sécurité civile au Québec. Un projet de loi ayant comme objectif de favoriser la résilience aux sinistres a été récemment déposé et est étudié par les parlementaires. Les MRC seront appelées à mettre en place un plan de gestion de sinistre à travers la province.

De leur côté, les municipalités devront avoir obligatoirement en main un plan de sécurité civile.

Plus d’instruments demandés

L’Organisme de bassins versants Charlevoix-Montmorency et le Réseau Inondations intersectoriel du Québec ont également répondu aux questions du bureau du coroner mardi. L’OBV a soumis certaines recommandations. Elle demande l’acquisition d’un meilleur modèle prévisionnel des aléas d’inondations. Cela impliquerait notamment l’ajout d’instruments afin de prévenir.

« Ça nous prend des simulations des débits en ajoutant les précipitations et le taux de fonte des neiges et la marée qui rentre dans la rivière du Gouffre.  Il va falloir, avec les changements climatiques, qu’il y ait des investissements massifs en matière de sécurité », a expliqué son directeur général à la sortie des audiences.

La partie liée aux recommandations se poursuivra jusqu’à vendredi.