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Nouvelles

Débat des candidats dans Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques

Publié le 7 octobre 2019 à 22:27, modifié le 8 octobre 2019 à 16:50

Par: Marie-Eve Cloutier

Après un premier débat au Cégep de Rimouski la semaine dernière, des candidats de la circonscription de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques ont fait valoir leurs idées lors d’un deuxième débat, cette fois à l’école secondaire de Cabano, lundi soir.

Cinq des sept aspirants députés étaient présents à cette joute politique organisée par la Chambre de commerce du Témiscouata, soit Maxime Blanchette-Joncas du Bloc Québécois, Nancy Brassard-Fortin du Parti conservateur, Guy Caron du Nouveau Parti démocratique, Chantal Pilon du Parti libéral et Jocelyn Rioux du Parti Vert.

Internet haute vitesse : c’est pour quand ?

L’enjeu de l’accès à internet haute vitesse a été évoqué dans les thématiques abordées par les organisateurs, mais la question a également refait surface lorsque la parole fut donnée au public.

« Le dossier de la téléphonie cellulaire et d’internet haute vitesse revient chaque élection, mais il est toujours reporté aux calendes grecques. J’aimerais vous entendre sur ce que vous entendez faire et pour quand », a demandé la préfet Guylaine Sirois, d’un ton ferme.

La candidate libérale affirme qu’il s’agira de sa priorité si elle est élue. « Il faudra être plus coercitif avec les entreprises récalcitrantes, quitte à intervenir et les tasser s’il le faut », a mentionné Chantal Pilon.

« On va travailler avec les fournisseurs sur le terrain et trouver une solution », a répondu brièvement Nancy Brassard-Fortin.

« Il y aura des enchères pour la mise en service de la 5G en 2020. Les entreprises devront développer cette technologie pour l’ensemble des territoires, y compris le Témiscouata. Le problème actuel, c’est que les appels d’offres du gouvernement couvrent de trop gros territoires et ne laissent pas de place aux plus petits joueurs », a fait valoir Maxime Blanchette-Joncas.

Jocelyn Rioux a répondu à son tour que les compagnies privées font bien ce qu’elles veulent en ce moment. « Il faut un projet de loi pour les obliger à fournir un minimum de réseau, c’est une question de sécurité », a-t-il laissé entendre.

Guy Caron a pour sa part insisté pour préciser que ce secteur n’est pas détenu par un monopole, comme on l’entend souvent. « Il s’agit techniquement d’une économie de marché libéralisé. Toutes les entreprises peuvent installer des tours, mais elles ne le font pas. On ne peut pas se fier au bon vouloir de ces compagnies. La solution passe par la création d’une agence gouvernementale », a lancé le député sortant.

Vitalité des régions

Plusieurs petites municipalités québécoises sont menacées de fermeture d’ici 2025. Quelles sont les propositions des candidats pour inverser cette tendance ?

« Sur les 338 députés à Ottawa, moins de la moitié proviennent des régions. C’est la voix forte des députés qui fait la différence pour ces régions. C’est un élément que j’ai fait valoir dans la plate-forme de mon parti. Il faut des voix fortes pour contrer les élus des grands centres », a mentionné Guy Caron.

« Avec les libéraux, tout l’argent du gouvernement va dans les grands centres. Les régions sont oubliées. Le Parti conservateur veut remettre en place les ministres économiques des régions », a promis Nancy Brassard-Fortin.

Chantal Pilon a rappelé que son gouvernement a investi 139 M$ dans le développement économique direct des régions. « On doit continuer de développer et de supporter ces gens. »

« Tout le monde tire la couverture d’un bord ou l’autre, renchéri Jocelyn Rioux. Je suis d’accord avec M. Caron, les villes vont chercher plus de pouvoir, les régions doivent en avoir plus. »

« Les autres partis n’ont pas le sens des régions. Le Québec est une région à Ottawa. Pour le Bloc, le Québec est une nation. Par exemple, nous allons déposer un projet de loi qui va empêcher de nouvelles brèches dans la gestion de l’offre pour nos agriculteurs en région », s’est engagé Maxime Blanchette-Joncas.

Seulement une trentaine de citoyens ont assisté au débat.