De plus en plus de camions de restauration sur l’archipel
Publié le 14 juillet 2025 à 17:08, modifié le 14 juillet 2025 à 17:20
Par: Leo Hudon
Les camions de restauration sont de plus en plus nombreux aux Îles-de-la-Madeleine. Les propriétaires des six camions de cuisine de rue de l’archipel privilégie la collaboration à la compétition.
Il y a un an, ils n’étaient que deux. Les camions de restauration se multiplient à vue d’œil en 2025. « C’est tellement un beau territoire, il y a des opportunités partout. Fait qu’on a la chance de pouvoir aller à droite à gauche, puis de s’amuser avec ça », explique le propriétaire du Cachalot, Maxime Joly.
« C’est beaucoup moins cher au niveau de l’investissement. Mais ça peut aussi répondre à un besoin durant l’été. C’est beaucoup plus facile et soutenable comme modèle d’affaires comparativement à des restaurants », soutient David Beaulieu, propriétaire du Makilinot.
Quatre nouveaux camions circulent dans l’archipel. On ne veut pas rivaliser avec les anciens, on propose donc un menu différent. « Chacun des foodtrucks apporte une diversité différente culinaire. Nous on est beaucoup sur sandwich kebab, sandwich sur la broche rotative, des tacos. […] On est vraiment là pour s’aider dans tout ça. David lui m’a appelé durant l’hiver pour me donner plein de bons conseils », raconte Maxime Joly.
C’est dans cet esprit de collaboration que le Makilinot ainsi que le Faraud et l’idiot ont fait l’acquisition d’un terrain à la plage du pédalo où des camions peuvent s’installer.
« En ce moment, on est sur un terrain qui a plusieurs foodtrucks, La première fois on était deux foodtrucks qui étaient un à côté de l’autre. On s’est fait questionner beaucoup David et moi, sur le fait de se faire de la compétition. Mais c’est pas vrai. Ce qu’on fait c’est qu’on apporte plus de gens à la même place qui veulent combler un besoin, le fait de manger dans un resto », illustre Jean-Bernard Bourgeois, copropriétaire du Faraud et l’idiot.
Pour David Beaulieu, c’est aussi un moyen pour revitaliser le secteur. « Nous on était déjà ici, afin de continuer nos opérations on a décidé d’acheter le terrain. Parmi nos recherches, puis le pourparler avec certains Madelinots Madeliniennes, on a su que c’était vraiment une place « in », la plage du pédalo. »
L’achat d’un permis de camion de restauration coûte 2500$ par année. La municipalité permet aux camions d’aller sur quatre plages, mais plusieurs ont des ententes avec des commerces pour s’installer sur leur terrain. « On peut pas non plus arrivé à un endroit et s’installer comme on veut avec des tables et tout. Il faut être capable de partir ce qui est très correct. Avoir nos propres poubelles, nos propres compostes […] Ce qu’on donne au client est obligé d’être composable », indique Maxime Joly.
Plusieurs personnes sont d’avis que le concept de camions de restauration est une bonne idée sur l’archipel. « On est venu avant la pandémie, on a vu aussi l’impact de la pandémie, donc diminutions au niveau des heures d’ouverture des restaurants, donc c’est sûr que ça répond à un besoin », déclare un passant. « Ç’a sa place durant la saison touristique. Oui. Ça dégorge un peu les restaurants », affirme un résidente. « Je pense que c’est très intéressant, parce que moi, à chaque fois que j’ai passé devant, il y avait énormément de personnes qui étaient installées là en train de manger », ajoute une visiteuse.
D’autres ont cependant soulevé que les camions de restaurations étaient souvent aux mêmes places et que d’autres endroits pourraient bénéficier de ces services.