Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

De l’ADN de moule zébrée découvert dans 8 lacs du Bas-Saint-Laurent

Publié le 9 janvier 2024 à 18:17, modifié le 9 janvier 2024 à 18:25

Par: Allyson Dubé

De l’ADN de moule zébrée a été détecté dans huit autres lacs du Bas-Saint-Laurent. C’est ce qu’a confirmé le ministère de l’Environnement aujourd’hui, suite à une étude d’échantillonnage qui a été réalisé dans une vingtaine de plans d’eau de la région.

Six de ces lacs sont au KRTB; quatre lacs dans le Témiscouata et 2 dans les Basques. Certains maires concernés se questionnent. Le Bas-Saint-Laurent compte 2 417 lacs.  Seulement une vingtaine ont été testés, parce que ceux-ci étaient qualifiés de prioritaires. Est-ce qu’il pourrait y avoir de l’ADN de moule zébrée dans d’autres plans d’eau? C’est la question qui demeure pour le moment sans réponse.

 «  Il y a du matériel génétique de moule zébrée qui a été détectée dans les lacs », a d’abord dit Anne Allard Duchênes, directrice de l’organisme de bassins versants (OBV) du fleuve Saint-Jean.

Le Ministère a rendu son rapport; ces lacs de nos régions seront davantage surveillés. Il y a de l’ADN, mais impossible de savoir s’il s’agit de moule zébrée qui se reproduira.

 «On ne peut pas dire avec certitude que la moule zébrée est présente, la seule chose qu’on peut dire avec certitude à ce stade-ci, c’est que les plans d’eaux identifiés sont vulnérables à l’introduction de moule zébrée parce qu’y’a un déplacement d’ADN qui se fait », expliquait Stéphanie Arsenault, biologiste à la direction de la gestion de la faune du Bas-Saint-Laurent.

 «Est-ce que c’est de la moule zébrée qui était morte, vivante, en larve? Est-ce que c’est un animal qui s’est nourri de moule et se sont des excréments », se demande Anne Allard Duchênes.

Des blessures d’animaux, des larves sur les bateaux pourraient transporter de l’ADN. Jusqu’ici, aucun plongeur n’a observé le mollusque, qui est extrêmement petit au début…mais ils n’ont pas retourné toutes les pierres.

«Avec l’ADN environnementale, c’était d’essayer d’utiliser d’autres indices en attendant pour voir où est-ce qu’il y a des signes qui viendraient lever quelques drapeaux rouges », a poursuivit la directrice de l’OBV du fleuve Saint-Jean.

La population s’inquiète de l’avenir des lacs.

«Plus qu’il va y en avoir partout, plus que ça va être inquiétant », croit une citoyenne de la région.

 

Le préfet ne monte toutefois pas aux barricades. Les maires se rangent également derrière Serge Pelletier.

«On est totalement sûr que notre lac Jerry est en santé. Qu’il y aille présence d’ADN, c’est une chose mais, il n’y a pas de moule zébrée. Il faut continuer à contrer ce phénomène-là  », de dire Jules Soucy, maire de Packington.

Tous rappellent l’importance des mesures préventives pour contrer l’espèce envahissante.

 « Ce qui est important, c’est de poursuivre les efforts pour protéger les lacs. Même si ce n’est pas parfait dès le début, c’est quand même un pas dans la bonne direction. Si on avait fait ça il y a quelques années, on serait peut-être moins mal pris aujourd’hui», estime Anne Allard Duchênes.

De l’ADN de moule zébrée a été détecté dans d’autres lacs dans les dernières années au Québec. Certains de ces plans d’eau testés sont maintenant envahis.