Crise du logement : une coopérative citoyenne en création dans Charlevoix
Publié le 14 août 2024 à 17:08, modifié le 15 août 2024 à 09:10
Par: Jérôme Gagnon
Devant une importante crise du logement, six résidents de la MRC de Charlevoix prennent les choses en main. Ils souhaitent mettre sur pied un projet de coopérative d’habitation de 15 à 20 logements. D’après un récent sondage, l’intérêt est élevé pour une telle initiative.
Créer des logements par la voie d’une coopérative, c’est la mission que se sont donnée des Charlevoisiens.
« Je reçois chaque semaine des messages de gens qui demandent comment ils peuvent s’impliquer tout de suite. Certains veulent même s’impliquer plus activement pour que le projet se crée », raconte l’une des co-porte-parole de la Coopérative d’habitation Charlevoisine, Monica Meyerhans.
Qu’est-ce ce type de logement ? Les coopératives d’habitation n’ont pas de locataires ou de locateurs. En vivant dans une coopérative, vous devenez membres et vous avez la responsabilité de gérer le bâtiment.
« Ça permet en fait d’avoir des logements plus abordables parce qu’aucun profit n’est fait sur les montants perçus. L’argent vient se réinvestir dans le bâtiment », explique la femme.
Depuis plusieurs années, ces derniers réfléchissent à cette possibilité. Elle a évolué et s’est concrétisée davantage après leur participation au Lab Créatik, au printemps 2022. Ce type de structure existe déjà dans plusieurs régions du Québec.
« On n’invente pas un nouveau modèle. D’ailleurs juste à Montréal, il y en a plus de 600 qui existent et qui fonctionnent », souligne sa collègue, Lisa-Marie Mongrain Drolet.
Mais avant de se lancer dans le concret, ces citoyens entreprenants sondent depuis juillet la population pour connaître l’intérêt pour un tel projet. Le document demeure disponible en ligne.
« Nous avons reçu plus de 250 réponses positives. Au total, 51 personnes veulent habiter dans la coop et 18 personnes veulent contribuer à sa création. Ça fait vraiment du bien de voir qu’autant de monde veulent s’impliquer », avoue Mme Mongrain Drolet.
Ils contacteront prochainement les municipalités visées soit Baie-Saint-Paul, Saint-Urbain et Les Éboulements. Leur appui sera essentiel notamment afin d’être éligible à des subventions.
« On parle de peut-être valoriser des lieux, des anciennes auberges, pour en faire du logement pour les gens de la place. On verra bien ce qui est possible ou pas selon la municipalité dans laquelle on s’installe », ajoute Mme Meyerhans.
Les municipalités concernées se disent ouvertes à rencontrer le comité pour en savoir davantage. Ce dernier espère que les choses avancent rondement.
« Le plus tôt possible », disent-elles.