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Nouvelles

Cri du coeur des organismes communautaires

Publié le 14 juin 2018 à 16:39, modifié le 14 juin 2018 à 16:39

Par: Camille Lacroix

13 organismes communautaires régionaux se sont réunis au Gîte du Mont-Albert ce matin pour dire haut et fort leur liste d’épicerie  destinée aux candidats en lice en vue des prochaines élections provinciales. Les organismes demandent l’injection de 475M$ pour répondre aux besoins criants des milieux qui dépendent des groupes communautaires.

Depuis lundi, les acteurs des organismes communautaires discutent ici au Gîte du Mont-Albert de leurs enjeux et de leurs préoccupations. Ils demandent aux candidats de tous les partis politiques d’intégrer, dans leur programme électoral, une aide de 475M$ pour combler les besoins de l’ensemble des organismes communautaires du Québec.

Les organismes souhaitent également que le communautaire fasse partie des sujets abordés au cours de la prochaine campagne et que les candidats soient à l’écoutent de leurs demandes.

« On demande aux candidats de s’engager dans des promesses électorales. Il y a des partis politiques qui ont dans leurs plateformes des engagements. Il y en a d’autres qui n’en ont pas. Ça va prendre combien de temps avant qu’on y arrive? »

-Geneviève Giguère, coordonnatrice, ROCGÎM

Les organismes communautaires jugent qu’ils sont sous financés. Le gouvernement a pourtant augmenté le budget de quelques 3000 organismes de 27M$ en 2 ans.  Les organismes maintiennent que ce montant est insuffisant pour répondre à leurs besoins, qui demeurent criants disent-ils…

« C’est un bon début. On reconnait l’effort du gouvernement, mais c’était absolument nécessaire pour combler le sous-financement chronique. C’est apprécié, c’est un début, mais il devoir y avoir d’autres efforts pour combler les besoins des organismes communautaires. »

-Émilie Saint-Pierre, co-porte-parole, CTROC

Les quelques 58 000 travailleurs communautaires feraient les frais de ce manque à gagner, selon le milieu communautaire, comme l’explique la co-porte-parole. « Ça se voit dans toutes les régions du Québec. Il y a de la rotation de personnel. Il y a de l’épuisement auprès des travailleurs. Le salaire des employés n’est pas compétitif. »

Les différents organismes régionaux espèrent que leur cri du cœur se rendra aux oreilles des candidats qui convoitent un poste de député aux prochaines élections.