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COVID-19 : Une médecin des Escoumins lance un cri du cœur

Publié le 11 janvier 2021 à 16:52, modifié le 11 janvier 2021 à 18:51

Par: Cimon Charest

Alors que la province connait une recrudescence du nombre d’hospitalisations liées à la COVID-19, les établissements de santé s’approchent dangereusement du point de rupture.

La Docteure Myriam Tardif-Harvey sonne l’alarme. La situation est fragile sur l’ensemble de la Côte-Nord.

« Le Québec approche d’une situation qui va devenir intenable pour le système de santé. (Dans la Côte-Nord) on a une capacité de prestations de soins qui est quand même limitée. On a une dizaine de lits en soins intensifs », explique Dre Tardif-Harvey.

Un protocole en cas de débordement des hôpitaux dans la province a été mis en place et sera déployé si la situation se dégrade. Les médecins devront faire des choix déchirants.

« On pourrait être appelés à choisir entre deux patients. Le patient qui aurait le plus de chances de survie. C’est évidemment une décision que n’importe qui en santé ne veut pas avoir à prendre ».

La situation à l’intérieur de l’hôpital n’est pas pour l’instant critique, mais les professionnels de la santé soutiennent que le réseau dans la Côte-Nord pourrait facilement basculer, faute de ressources.

« Cette facilité de propagation du virus : c’est ce qui explique pourquoi les mesures sont si sévères au niveau de la prévention de la contagion » éclaircit Dre Tardif-Harvey.

La région se trouve en zone rouge depuis samedi. Un mur à mur dans la province qui est accepté par plusieurs résidents.

« Il faut se tenir, on n’a pas le choix, moi je trouve qu’on aurait dû confier avant », se confie un homme rencontré à l’épicerie de la ville

« On n’a pas les équipements, alors c’est sûr que le point de rupture, on va l’avoir dès qu’on va avoir des cas » relativise une autre femme.

D’autres auraient préféré éviter ce deuxième confinement et fermer l’accès à la région. Une fausse bonne idée, selon Dre Tardif-Harvey

« Ça peut amener un relâchement auprès de la population de dire qu’on va continuer notre vie un peu comme si de rien n’était », explique-t-elle.

Point rassurant: la région ne recense pour le moment que dix cas actifs sur son territoire, le plus bas taux de contamination par personne dans l’ensemble de la province.